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La télévision subit lourdement la concurrence du streaming

Une étude relayée par "Le Figaro" révèle que le temps passé devant le petit écran se réduit chaque année. En cause, le développement des plateformes de streaming.

Une femme devant sa télévision (illustration)
Une femme devant sa télévision (illustration)
La télévision subit lourdement la concurrence du streaming
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La télévision subit lourdement la concurrence du streaming
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Amandine Bégot

La popularité de l'écran cathodique est en berne. C'est ce que révèle ce mardi 10 avril Le Figaro, selon qui le temps passé devant le petit écran a baissé en 2017 pour s'établir à 2h56 par jour en moyenne. Cela reste beaucoup, mais c'est moins qu'en 2013, quand les gens restaient 3h14 la zappette en main.

Ce qui est frappant, c'est que la consommation des jeunes passe sous la barre des 2 heures par jour (1h59). Un désamour causé par le développement des plateformes de streaming sur internet comme NetflixYouTube ou autres. Mais cette perte de vitesse est à nuancer. Les disparités restent énormes selon les pays et les régions. Ainsi, même si la consommation télé a fortement chuté aux États-Unis (-11 minutes en un an et -50 minutes sur 5 ans), les Américains restent les plus accros. Ils passent en moyenne 4h03 chaque jour devant la télévision.

C'est toutefois bien moins qu'en Arabie Saoudite où la télé reste allumée 6h37 chaque jour. Pour Frédéric Vaulpré, qui a réalisé l'enquête, c'est sans doute parce que beaucoup de femmes restent à la maison. Toujours selon cette étude, c'est en Asie que l'on consomme le moins la télé, avec 2h25 par jour en moyenne. En France, nous sommes dans la moyenne européenne avec 3h42 chaque jour.

"Armes chimiques, l'impunité jusqu'où ?"

Les télévisions du monde entier relayent les images insoutenables de l'attaque chimique présumée à Douma, en Syrie. "Armes chimiques, l'impunité jusqu'où ?", s'interroge Libération. Le titre masque à peine l'horreur en dévoilant le visage d'un enfant tué dans l'attaque de samedi 7 avril, symbole de la Ghouta à l'agonie. Cette photo rappelle celles d'enfants morts gazés, publiées il y a un an. "Les enfants d'Assad", avait alors titré Libération. "Combien de unes de la presse mondiale faudra-t-il", se demande aujourd'hui le journal pour convaincre les démocraties occidentales d'agir. 

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Même question peu ou prou à la une ce matin du Parisien qui titre en une : "Macron face à l'intolérable". Et de développer : "En plein tumulte social, des grincheux y voient déjà une possible diversion. Il n'empêche, stopper le massacre en Syrie est un impératif moral trop longtemps différé. Le jeune président est seul face à cette lourde responsabilité".

L'offensive médiatique d'Emmanuel Macron

Le Président est quant à lui en pleine offensive médiatique. Emmanuel Macron sera jeudi 12 avril au journal de 13 Heures de TF1 et dimanche 15 avril sur le plateau de BFMTV, à 20h35. Une proactivité médiatique qui a déclenché l'ironie de Valeurs actuelles. L'hebdomadaire rappelle sur son site internet, archives à l'appui, qu'il fut un temps où Bruno Roger Petit, désormais porte parole de la présidence, moquait allègrement le choix de Nicolas Sarkozy de répondre aux questions de Jean-Pierre Pernaut. C'était en 2011.

Dans La voix du Nord, Hervé Favre évoque un "plan com" visible comme un gyrophare dans la nuit. Jeudi, un spécial "territoires ruraux" pour ceux qui se sentent oubliés par le "Président des villes", dimanche, poursuit-il, le match face à l'improbable duo Jean-Jacques Bourdin - Edwy Plenel. Ils ont, conclut l'éditorialiste, pour seul point commun de s'être autoproclamés, le premier roi de l'interview mordante, le second pape du journalisme d'investigation.

La rédaction de Mediapart a tenu a détailler les raisons qui l'ont incité à se plier à l'"exercice convenu de l'interview présidentielle", symbole par excellence de la dérive monarchique du pouvoir. Mediapart explique en effet qu'il était difficile de refuser l'opportunité de pousser dans ses retranchements un président en exercice, qui plus est dans le contexte actuel de grogne sociale. Le site regrette toutefois, et c'est écrit noir sur blanc, le choix du casting fait par l'Élysée : un duo d'hommes blancs de plus de 60 ans.

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