2 min de lecture Nucléaire

L'autorité de sûreté nucléaire annonce une nouvelle "anomalie" technique dans la cuve du réacteur EPR de Flamanville

Un nouveau contrôle des équipements de l'EPR de Flamanville a été réalisé par Areva. Il s'agit d'un problème distinct de celui annoncé en novembre dernier par EDF.

L'un des deux réacteurs nucléaires de la centrale de Flamanville (Manche) s'est arrêté de façon inexpliqué ce dimanche 14 septembre. Ici en mars 2011 (Archives).
L'un des deux réacteurs nucléaires de la centrale de Flamanville (Manche) s'est arrêté de façon inexpliqué ce dimanche 14 septembre. Ici en mars 2011 (Archives). Crédit : AFP / KENZO TRIBOUILLARD
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et AFP

Le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche) fait face à une nouvelle "anomalie" détectée dans la cuve du réacteur nucléaire  de troisième génération, a-t-on appris mardi auprès de l'autorité de sûreté nucléaire (ASN). 

Des "anomalies ont été détectées dans la composition de l'acier de certaines zones du couvercle de la cuve et du fond de cuve", a indiqué à l'AFP Guillaume Bouyt, chef de la division de l'ASN basée à Caen. Il s'agit d'un problème distinct de celui annoncé en novembre par EDF sur le couvercle de cuve, a précisé le gendarme du nucléaire. 

Une demande de Ségolène Royal

Dans un communiqué, la ministre de l'Écologie Ségolène Royal a "demandé à Areva (fabricant de la cuve, ndlr) de donner sans délai les suites qui s'imposent" au "rapport" de l'ASN sur "l'anomalie". "La cuve d'un réacteur à eau sous pression est un équipement particulièrement important pour la sûreté", rappelle l'ASN dans son communiqué. "Elle contient le combustible et participe à la seconde barrière de confinement  de la radioactivité", précise-t-elle. 

"Des premières mesures ont confirmé la présence de cette anomalie. Areva a proposé à l'ASN de réaliser à partir d'avril 2015 une nouvelle campagne d'essais approfondie sur un couvercle représentatif pour connaître précisément la localisation de la zone concernée ainsi que ses propriétés mécaniques", précise le gendarme du nucléaire dans son communiqué. 

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Selon la ministre, des "résultats" de contrôles et expertises "pour garantir la conformité du futur EPR à la réglementation" sont "attendus pour le  mois d'octobre", selon le communiqué. Le service de communication du chantier de l'EPR à Flamanville n'était pas joignable dans l'immédiat pour préciser les conséquences de cette nouvelle anomalie sur le calendrier du chantier. 

L'EPR de Flamanville a déjà plusieurs années de retard. En novembre, EDF, maître d'oeuvre du chantier, avait annoncé que son démarrage était repoussé à 2017. EDF est en outre en train de recalculer son coût (8,5 milliards d'euros) qui a déjà presque triplé depuis son lancement en 2007. "L'ASN a informé ses homologues étrangères concernées par la construction d'un réacteur EPR", a précisé l'ASN. Quatre EPR sont en construction dans le monde, un à Flamanville, un en Finlande et deux en Chine. Aucun n'est en fonctionnement. 

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