4 min de lecture Admission post-bac

L'après-bac laisse-t-il la place au hasard ?

REPLAY - Libération revient sur les zones d'ombres du site d'orientation "Admission Post Bac" dans la Revue de presse du 25 mai.

Revue de Presse - La Revue de Presse Amandine Bégot iTunes RSS
>
L'après-bac laisse-t-il la place au hasard ? Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

C'est une angoisse autrement plus existentielle que celle de savoir si on va pouvoir mettre de l'essence dans sa voiture : qu'est-ce que je vais faire comme études ? Cette question, 900.000 lycéens sont priés d'y répondre avant mardi prochain au plus tard. Non pas pour écrire leur histoire, mais pour s'inscrire sur le site Admission post bac (APB). La plateforme a été lancée en 2008 et c'est elle, depuis, qui décide de l'orientation après le baccalauréat : les élèves de terminale y déposent leur vœu de formation pour la prochaine rentrée. La plateforme leur dira ensuite courant juin où ils sont pris. 

C'est simple et cela évite les longues files d'attente de jadis pour s'inscrire à la fac, sauf que le logiciel APB fonctionne avec un algorithme qui s'apparente à une roulette russe. "La part d'ombre de l'Éducation nationale" titre ce matin en une Libération, qui s'est penchée sur l'opacité inquiétante de ce logiciel. C'est en fait un lycéen, Clément, fondateur de l'association Droits des lycéens qui a levé le lièvre il y a quelque mois.

Quand sa prof principale a parlé pour la première fois d'APB en classe, elle a prévenu les élèves : "certains d'entre vous vont se retrouver sans affectation à la fin, et je ne sais pas vous dire pourquoi". Clément a voulu en savoir plus et a vite constaté des choses étranges sur APB : les facs ont elles les bulletins de note ? Ont-elles l'ordre des vœux des lycéens ? On ne sait pas, et ce flou alimente les rumeurs chez les élèves et les profs. La solution serait que l'algorithme qui régit APB soit rendu public, cela ne supprimera pas la roulette russe, mais l'on saura ainsi où se trouve la balle dans le barillet.

Un bras de fer CGT/gouvernement qui pourrait durer

 "Bras de fer", "forceps", "épreuve de force", "lutte à mort", les mots sont musclés à la une des journaux, qui accusent maintenant la CGT de jouer avec le feu. "Elle tient une allumette au-dessus d'une raffinerie" peut-on même lire dans La Voix du Nord. Le conflit se durcit et s'étend, et chacun se demande si la situation de blocage vient du gouvernement ou de la CGT. Selon un sondage dans Le Parisien-Aujourd'hui en France 61% des Français rejettent la faute du gouvernement. En une de L'Humanité : " isolé, le pouvoir se déchaîne contre les syndicalistes", une accusation également portée par Jean-Luc Mélenchon, qui est cette semaine en couverture des Inrocks.
 
Le cofondateur du Parti de gauche estime que le "pouvoir" veut entraîner dans sa gestion des manifestations contre la loi travail un effet juin 68 : " créer un désordre qui lui permettrait d'apparaître en sauveur". Sans aller jusqu'à mai 68, on peut remonter à 2010, quand la précédente crise qui  avait entraîné une pénurie de carburant, des manifestations et des dépôts bloqués pour dire non à la réforme de retraites de François Fillon. Le Huffington Post exhume ce matin une archive redoutable de cette époque : Manuel Valls, qui dénonce aujourd'hui l'impasse et accuse la CGT, était député il y a 6 ans. Voici ce qu'il disait à propos du gouvernement Fillon et des manifestations.
 
6 ans plus tard, et après un 49/3, que peut faire le gouvernement Valls ? Il ne reculera pas, prophétise Philippe Marcacci dans l'Est républicain. À trois semaines de l'Euro de football et des vacances, la CGT n'a plus qu'une petite fenêtre de tir pour faire feu de tout bois" selon lui. "L'impensable scénario du retrait" titre justement L'Opinion. Retirer la loi travail, personne n'y croit, mais tout le monde y pense, parce qu'il y a justement l'Euro de football qui pèse si lourd économiquement.
 
Mais "ça va mieux " martèle François Hollande, c'est même la une du Canard enchaîné qui ironise sur la pénurie de carburant : "non seulement ça va mieux, mais maintenant c'est super". Le Canard qui raconte les retards à l'allumage du gouvernement sur cette crise de l'essence. L'exécutif avait les yeux rivés sur les raffineries et n'a pas compris que le problème viendrait des dépôts pétroliers bloqués. C'est ainsi que dimanche dernier, les ministres martelaient encore qu'il n'y aurait pas de pénurie. On peut se passer des raffineries en faisant appel aux importations explique un spécialiste au Canard, en revanche les dépôts pétroliers, s'ils sont bloqués, font que  les stations sont à sec en deux jours, c'est ce qui s'est produit et que le gouvernement n'a pas vu venir.

Il aurait fallu avoir le nez creux, mais ça c'est dans les gènes

À lire aussi
Eric Zemmour éducation nationale
Parcoursup : "Non à la sélection, vive la sélection !", clame Éric Zemmour

On parle de sciences à présent : des chercheurs britanniques viennent en effet de découvrir quatre nouveaux gènes qui sont responsables de la forme de notre nez, qu'il soit grec, nubien, camus, bourbonien, retroussé, épaté, roc, pic, cap ou péninsule. Quatre gènes donc : l'un va déterminer la largeur de l'arête du nez, deux autres vont diriger la croissance du cartilage et faire que vous aurez les ailes du nez plus ou moins large et un quatrième va influencer l'inclinaison de la columelle, c'est  ce qui sépare les deux narines juste au dessus de la bouche. 

Est-on bien avancés ? Oui, parce que cette découverte va permettre de vérifier certaines hypothèses sur l'évolution de l'espèce. On sait en effet que le nez sert à contrôler l'humidité et la température de l'air que respirons et les scientifiques pensent depuis longtemps que les Européens auraient un nez plus étroit parce qu'ils se seraient adaptés à des climats froids et secs.

Canal+ : le Zapping se met à l'abri à la CGT

Avoir le nez creux, c'est sentir le vent tourner et anticiper, se mettre à l'abri. Le site Lesjours.fr fait de nouvelles révélations sur le feuilleton Canal+/Bolloré. Le 3 juin ont lieu les élections professionnelles à Canal+, c'est là qu'on élit les représentants syndicaux. Et devinez qui se présente ? Les 5 membres de l'équipe du Zapping, dont on sait que Vincent Bolloré les a plus ou moins dans le nez. Cette candidature place de fait l'équipe du Zapping. À l’abri, ils sont "invirables" pendant six mois. Les candidats à une élection professionnelle bénéficient en effet, comme les élus, d’une protection contre la rupture de leur contrat de travail. Le plus cocasse, c'est que les 5 compères du Zapping se présentent sur la liste CGT.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Admission post-bac La revue de presse Revue de presse
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants