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Inflation, frais vétérinaires : pourquoi les Français adoptent moins de chiens et de chats

En 2025, les adoptions de chiens et de chats reculent en France. En cause : la hausse du coût de l’alimentation et des soins vétérinaires, mais aussi un quotidien moins compatible avec la présence d’un animal depuis la fin du télétravail massif.

Un chien et un chat. (Illustration)

Crédit : Manjunath Kiran / AFP

Flora Granchette

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Les Français adoptent moins de chiens et de chats. En 2025, l’identification par puçage, qui a remplacé le tatouage, a reculé de 3 %. Une baisse qui s’explique en partie par les contraintes liées au pouvoir d’achat.

Un Français sur quatre dit même se priver pour son animal de compagnie, selon une étude Ipsos. En cause : le prix de l’alimentation, en hausse de près de 30 %. Pascaline, propriétaire d’un teckel de 14 ans, dit avoir le sentiment d’acheter un produit de luxe lorsqu’elle commande les croquettes de son chien. "Depuis qu'il est vieux, j'achète des croquettes qui valent une fortune. Je paye 64 euros, je crois", explique-t-elle. 

Autre frein à l’adoption : les frais vétérinaires. Les animaux vivent plus longtemps, et avec l’âge, les problèmes de santé se multiplient. Pascaline en fait régulièrement l’expérience."L'autre jour, on lui a fait la prise de sang. Il avait une boule de graisse. J'avais peur que ce soit cancéreux et tout ça. On lui a fait la totale. J'en ai eu pour 170 euros. J'ai fait venir un ostéopathe. Il a eu des problèmes de dos. C'était 97 euros".

Le travail en présentiel moins compatible avec des animaux de compagne

Les Français passent moins de temps à leur domicile qu’au moment de la crise sanitaire. Pendant la période du Covid, le télétravail les rendait plus disponibles pour s’occuper de leurs animaux, explique Loïc Dombreval, le président du Conseil national de la protection animale.

"Parce que les gens, précisément, ont repris une partie de leur travail en présentiel. Parce que, aussi, le travail, maintenant, on réclame une mobilité qui est accrue. Parce qu'il y a des voyages, parce qu'il y a un logement qui est plus petit. Il y a un écart entre le désir de l'animal et ses contraintes réelles. Et donc, une explication à la baisse des adoptions", analyse-t-il. 

Ce sont les chiens qui subissent le plus nettement cette baisse. En 2025, la SPA a enregistré un recul de plus de 6 % des adoptions dans ses refuges.

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