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"Il y a un affaissement de l'État" soutient le syndicat Synergie Officiers

REPLAY - Le secrétaire général du syndicat de police Synergie Officiers était l'invité de RTL Midi. Il a réagi aux propositions de Nicolas Sarkozy concernant son plan sécurité.

Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Crédit : Elodie Grégoire
"Il y a un affaissement de l'État" soutient le syndicat Synergie Officiers
06:49
Vincent Parizot & Christelle Rebière

Le président du parti Les Républicains Nicolas Sarkozy expose ses ambitions en matière de sécurité dans un entretien paru ce mardi dans le journal Le Parisien. L’ancien président de la République estime que l'État "n'a plus d'autorité". Pour y remédier, il juge qu'il faudrait "concentrer le travail de la police et de la gendarmerie sur l’ordre public, le renseignement, l’investigation. Et la libérer de toutes les tâches secondaires ou périphériques". Ainsi l'ancien chef de l'État propose de permettre aux employés d'autoroute "de constater les infractions" liées à la vitesse. Patrice Ribeiro confirme le débordement des policiers et avoue qu'ils sont "dispersés sur des missions qui ne sont pas les" leurs, citant pêle-même la garde de détenus, le transfert de détenus hospitalisés et la garde statique devant des points confessionnels. Néanmoins, toutes les missions ne doivent pas être déléguées à des sociétés privées, estime-t-il.

Nous demandons à ce que les forces de sécurité soient recentrées sur leur cœur de métier

Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat de police Synergie Officiers

"Nous demandons à ce que les forces de sécurité soient recentrées sur leur cœur de métier c’est-à-dire le contrôle trans-frontière, l’ordre public, le maintien de l’ordre, le renseignement et l’investigation". Ainsi, à ses yeux, les contrôles de vitesse ne peuvent être pratiqués que par les forces de police. “Cela relève du domaine régalien. Des sanctions pénales sont en jeu. Cela ne peut pas être confié à des entreprises privées". 
Outre le fait que ces missions transmises à des sociétés puissent être mal vu par les citoyens, Patrice Ribeiro craint "l'engrenage d’une logique de business” sur l'enjeu de la sécurité routière. En revanche, certaines missions peuvent selon lui, être confiées afin de libérer quelque peu les forces de sécurité. Le transfert des détenus hospitalisés pourrait l'être "comme cela est déjà le cas en Angleterre". 

Un manque de crédibilité comme d'effectifs

Le syndicat partage également le point de vue de Nicolas Sarkozy concernant l'extension de pouvoir que l'on pourrait octroyer à la police des transports. "Ce sont des acteurs bien formés que nous connaissons depuis longtemps. Ils sont recrutés selon une certaine éthique" juge-t-il.

Il conclut en soutenant que l'État apparaît aujourd'hui comme "affaibli" et ce, pour plusieurs raisons. La première d'entre elles : le problème de réponse pénale envers les délinquants. Il souligne au passage le manque de crédibilité dont souffre la police ainsi que son manque d'effectifs

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