3 min de lecture Tunisie

Il y a cinq ans, Mohammed Bouazizi déclenchait l'étincelle du Printemps arabe

REPLAY - L'Humanité rappelle aussi ce vendredi matin qu'il y a tout juste 5 ans mourait un homme qui ne savait qu'il allait changer son pays. Mohammed Bouazizi.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
>
Il y a cinq ans, Mohammed Bouazizi déclenchait l'étincelle du Printemps arabe Crédit Image : Romain Boé | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

C'est la tradition. Quand arrive la fin de l'année, on fait des listes. Des listes des grands moments de l'année, des best-of, des rétrospectives, des bilans. Cette année écrit Marie-Pierre Lannelongue dans M le magazine du Monde, le coeur n'y était pas. La menace terroriste, le chômage endémique, la crise migratoire , les replis identitaires. Alors nous avons listé... les raisons d'espérer.

Le magazine en a trouvé une, une seule. La seule raison d'espérer c'est les gens. Cela donne 55 pages consacrés aux héros de l'année. Des figures solaires qui ont émergé des drames : Lassana Bathily à l'Hyper Cacher, les passagers téméraires du Thalys, les milliers de bénévoles qui portent secours aux réfugiés de Calais à Lesbos, et bien sûr, tous les anonymes du 13 novembre.

Le dossier est passionnant, plein de lumières, mais aussi riche en questions, notamment la sempiternelle : "Et moi, en aurais je été capable ?". On s'imagine tentant de désarmer un terroriste ou cachant des otages, on s'espère doté de la vaillance qui nous hisserait à la hauteur de l'événement . "Les crises violentes révèlent cette manière d'être", explique un philosophe, une force d'âme ou de noblesse intérieure. Là où le mal abonde, la bonté se lève, dit la théologienne Marguerite Léna dans La Croix. Le journal met en une un verbe, "espérer" et donne la parole a 10 personnalités qui confient leurs raisons de cultiver l'espérance en 2016.

Printemps arabe, déjà 5 ans

Lui n'est pas un héros, mais un ancien dieu du stade. Stéphane Delpuech , ex-pilier de Clermont et de Colomiers raconte sa vie devenue un calvaire depuis 12 ans. Douze ans de violents maux de tête, de troubles  de la concentration, et du comportement. Et voilà seulement que les médecins ont mis un nom sur cette souffrance : l'encéphalopathie post-traumatique. Une maladie dégénérative consécutive aux nombreux chocs à la tête subis pendant sa carrière de rugbyman. Il raconte son épuisement a la fin de chaque journée, les volets qu'il faut fermer car la lumière l'agresse, les pédales de la voiture qu'il confond régulièrement et puis son agressivité inexpliquée.

À lire aussi
la revue de presse
Coronavirus : vers un embouteillage dans les salles de cinéma ?


Mais violent jusqu'à quel point  ? Jusqu'au meurtre. "Il faut qu'on sache" dit-il. "À ma mort je veux qu'on étudie mon cerveau pour faire la lumière". L'Humanité rappelle aussi ce vendredi matin qu'il y a tout juste 5 ans mourait un homme qui ne savait qu'il allait changer son pays. Mohammed Bouazizi, jeune marchand ambulant de Sidi Bouzid s'immolait par le feu déclenchant un soulèvement fatal a la dictature, l'étincelle du Printemps arabe.

Les enfants font la leçon aux parents

Printemps le mot est aussi en une du Parisien ce matin.. Mais pour un tout autre sujet, le printemps à Noël ! "Les records de douceur que la France est en train de battre sont-ils une bonne ou une mauvaise nouvelle ?" s'interroge le journal. Mauvaise nouvelle répondent en tout cas les pépiniéristes car les plantes perdent la tête, les saules bourgeonnent, les cognassiers du Japon se parent de rouges. 


Enfin peut être avez vous la chance de partir en vacances ce vendredi soir, lisez aussi avant de prendre la voiture cette étude IPSOS révélée par le Parisien sur les enfants impitoyables avec leurs parents quand ils conduisent mal. 65% des gamins estiment que leurs parents roulent trop vite, 59% remarquent les oublis de clignotant, 54%  voient que leurs parents répondent au téléphone en conduisant. En 2015  les enfants font la leçon aux parents, titre l'article. C'était vraiment une année où on a marché sur la tête ...

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Tunisie La revue de presse
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants