2 min de lecture Témoignage

Hyper Cacher : "Depuis ce jour, ma vie s'est arrêtée", dit la veuve d'une victime

REPLAY / TÉMOIGNAGE - Valérie Braham a perdu son mari, Philippe, tué par Amedy Coulibaly, lors de la prise d'otages à l'Hyper Cacher, porte de Vincennes, le 9 janvier.

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Valérie Braham a perdu son mari dans la prise d'otages de l'Hyper Casher. Crédit Image : ERIC FEFERBERG / AFP | Crédit Média : Maud De Carpentier | Durée : | Date : La page de l'émission
Charlie Vandekerkhove
Charlie Vandekerkhove
et Maud de Carpentier

Valérie Braham parle très lentement, comme si chaque mot était une souffrance. Le 9 janvier dernier, elle a perdu son mari Philippe, parti faire quelques courses en prévision de shabbat. Il est l'un des victimes de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes, théâtre d'une prise d'otages sanglante au cours de laquelle Amedy Coulibaly tue quatre otages avant d'être abattu par les policiers du Raid. Aujourd'hui, Valérie Braham, amaigrie, le teint pâle, ne vit pas. Elle survit.
"Depuis ce jour, ma vie s'est vraiment arrêtée", raconte la jeune femme. Six mois après le drame, le 9 juillet, cette date est particulièrement douloureuse que la jeune femme célébrera à sa manière. "Ce sera doublement difficile", explique-t-elle. J'ai réuni tous ses amis d'enfances, ils se connaissaient depuis la maternelle, ils étaient plus des frères que des amis. J'ai besoin qu'ils soient là pour me soutenir".

Pas une minute ne passe sans que je pense à ça.

Valérie Braham, veuve d'une victime de l'Hyper Cacher
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Quand on évoque l'avenir, la quadragénaire, mère de trois enfants, baisse les yeux et se met à parler du passé. "Il y a tous les jours quelque chose qui me rappelle les événements. "Pas une minute ne passe sans que je pense à ça. Le plus dur, ce sont les nuits, je réfléchis beaucoup."

"Les gens ont forcément repris leur vie", poursuit Valérie Braham. "Tout est plus ou moins redevenu comme avant, mais moi, je suis au même point et je n'ai pas l'impression que ça va changer." Aujourd'hui, elle explique devoir composer avec une peur des autres, qui ne la quitte plus, et pour elle, l'attentat en Isère est bien la preuve d'un danger omniprésent. "J'ai l'impression que ça ne s'arrêtera jamais. Nous ne sommes vraiment pas à l'abri". Mais Valérie Braham n'a pas pour autant l'intention de quitter la France pour Israël. "Si je pars, ils auront gagné", explique-t-elle.

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