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Homme abattu à Orly : "Je suis là pour mourir par Allah", a déclaré l'assaillant

Le procureur de la République de Paris François Molins a donné de plus amples informations sur le profil de Ziyed Ben Belgacem, l'assaillant abattu ce 18 mars au matin à l'aéroport d'Orly.

François Molins, procureur de Paris
François Molins, procureur de Paris
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin

Ziyed Ben Belgacem voulait "mourir par Allah". La conférence de presse donnée par le procureur de la République de Paris, François Molins, permet d'en savoir plus sur l'identité et les intentions de l'assaillant abattu à Orly au matin de ce 18 mars. "Je suis là pour mourir par Allah", a lancé ce Français de 39 ans avant d'être abattu par des militaires de l'opération Sentinelle qu'il venait d'attaquer.

Lorsqu'il arrive à l'aéroport, l'homme "est armé, il a un bidon, des hydrocarbures, un briquet. On sent qu’il est décidé à aller jusqu’au bout. La lutte qui dure plus de deux minutes avec la militaire démontre la très grande volonté de l’agresseur. Il essaie de se protéger, il ne va pas lâcher prise", raconte le procureur de la République de Paris. Ziyed Ben Belgacem était déjà connu des services de police : il avait déjà été condamné plusieurs fois pour vols avec violence et trafic de stupéfiants.

Repéré pour radicalisation

Une fois arrivé dans le hall 1 d'Orly-Sud ce samedi 18 mars, un "revolver 9mm Flobert à grenaille" à la main, l'assaillant a menacé des militaires de l'opération Sentinelle, tentant de s'emparer de l'arme de l'une des militaires. "Posez vos armes, mains sur la tête. Je suis là pour mourir par Allah. De toute façon il va y avoir des morts", a-t-il lancé avant d'être abattu par les militaires. 

Le casier judiciaire de l'assaillant fait état de neuf mentions pour violences, outrages et recels, selon les informations délivrées par François Molins. Emprisonné à plusieurs reprises notamment pour des faits de vol avec arme, Ziyed Ben Belgacem avait bénéficié d'une libération sous contrôle judiciaire en septembre 2016. "Repéré comme radicalisé à l'occasion d'un passage en détention en 2011-2012", l'individu avait fait l'objet d'une perquisition administrative qui, selon le procureur de la République de Paris, "n'avait rien donné". Trois de ses proches - son père, son frère et un cousin âgé de 35 ans - sont actuellement en garde à vue.

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