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Guyane : les syndicats votent la grève générale lancée dès le 27 mars

Les 37 syndicats réunis au sein de l'Union des travailleurs guyanais (UTG) ont voté à l'unanimité, samedi 25 mars, la grève générale sur le territoire ultramarin, confronté à un mouvement social de grande ampleur.

Un barrage routier bloque la circulation des véhicules à Kourou, en Guyane, samedi 25 mars
Un barrage routier bloque la circulation des véhicules à Kourou, en Guyane, samedi 25 mars
Crédit : JODY AMIET / AFP
Clémence Bauduin & AFP

Grève générale en Guyane française. Les 37 syndicats réunis au sein de l'Union des travailleurs guyanais (UTG) ont voté samedi 25 mars, à l'unanimité, le mouvement de grève qui débutera dès lundi 27 mars sur le territoire ultramarin. Collectif contre l'insécurité, EDF, offre de soins, transporteurs... La Guyane est confrontée à une grogne sociale d'ampleur et touchant des secteurs très variés depuis plusieurs jours. Cette grève générale a été décidée pour protéger les salariés grévistes dans des secteurs très divers, selon les précisions d'Albert Darnal, secrétaire général de l'UTG. 

Cette annonce de grève intervient alors qu'une mission interministérielle, dépêchée par le gouvernement et conduite par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, est attendue ce 25 mars à Cayenne. La mission est également composée de plusieurs hauts fonctionnaires connaissant bien la Guyane et issus de différents ministères, dont Michel Yahiel, commissaire général de France Stratégie et ex-conseiller social de François Hollande.

Bernard Cazeneuve prône "l'apaisement"

Depuis Paris, le Premier ministre Bernard Cazeneuve prône "l'apaisement" et le "dialogue" en Guyane. "J'appelle à l'apaisement, j'appelle au calme, j'appelle au dialogue parce que rien ne se construit dans le désordre et l'affrontement", a déclaré le chef du gouvernement en marge d'une visite au Salon du livre. "Nous avons pris des dispositions de manière à ce que le dialogue puisse s'engager en Guyane, que nous puissions prendre des mesures le plus rapidement possible qui doivent être prises", a-t-il ajouté.

Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, fait pour sa part état d'une "situation tendue". "Nous n'avons plus de barrages sauvages, mais ça reste compliqué", explique-t-elle. La mission interministérielle avait notamment pour but d'examiner les demandes de "court et moyen termes", précise la ministre. "Par exemple, nous tenons à souligner qu'il n'y aura pas de retrait de la Croix Rouge du centre médical de Kourou", a-t-elle insisté. Une dizaine de barrages obstruaient depuis jeudi 23 mars une dizaine de ronds-points stratégiques du littoral guyanais, bloquant notamment l'entrée de Cayenne.

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Ce mouvement de protestation regroupe pèle-mêle des salariés d'EDF, des collectifs contre l'insécurité, un collectif dénonçant l'insuffisance de l'offre de soins et les retards structurels en matière de santé, ou encore des socio-professionnels et des transporteurs. Les manifestations et blocages ont notamment conduit Arianespace à ajourner le lancement de la fusée Ariane 5, vitrine économique du territoire. Le rectorat a quant à lui décidé de fermer les établissements scolaires jusqu'à nouvel ordre, et les États-Unis ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en Guyane en raison de "larges manifestations de part et d'autre" du territoire ultramarin.

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