5 min de lecture Crise en Grèce

Grèce : l'heure du bilan pour Alexis Tsipras et Syriza

REPLAY - Le 25 janvier 2015, l'homme politique grec et sa coalition d'extrême gauche arrivaient au pouvoir. Un an après, les quotidiens titrent sur la situation économique désastreuse de la Grèce.

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Grèce : l'heure du bilan pour Alexis Tsipras et Syriza Crédit Image : Romain Boé | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

C'est une première en France, ça n'a jamais été fait auparavant et l'on se demande bien pourquoi. C'est aujourd'hui, dans le plus vieil hôpital de paris, l’Hôtel-Dieu, que va être installée la toute première chaire de philosophie à l’hôpital. Le journal La Croix est allé dans cet établissement où se croisent malades chroniques, victimes des attentats, réfugiés ou précaires... Un endroit où tout le monde passe et où l'on "trouve tous les problèmes du monde", résume le philosophe Frédéric Worms qui prononcera, mardi 26 janvier, la leçon inaugurale de ce cours de philosophie ouvert aux soignants, aux patients et aux visiteurs. Que peut offrir la philosophie avec ses concepts et son abstraction dans cet univers d'urgence ? Les questions qui surgissent sont celles de la vérité, de la souffrance, de l'égalité sociale mais aussi "de la vie contrariée par la maladie" explique le philosophe. 

Un peu plus loin, témoignage de Nadine le Forestier, spécialiste à l’Hôtel-Dieu des pathologies dégénératives comme la maladie de Charcot. La philosophie, elle s'en sert depuis longtemps pour, dit-elle, prendre de la distance et interroger la justesse de ses actes. Elle déplore que l'on n'apprenne pas aux futurs médecins à mesurer l'effet de la parole, "ce n'est pas parce qu'on est impuissant qu'on est incapable", dit elle. Ce sera l'un des objectifs de cette chaire de philosophie, mettre en mots le ressenti des soignants, traduire en langage rationnel ce qui se joue dans leurs pratiques. En somme, défendre une autre idée du soin. "L’hôpital, terre de philosophie" à lire ce lundi dans La croix pour se poser les bonnes questions sur ce que signifie encore l'hospitalité.

Se poser les bonnes questions sur l'état d'urgence également dans la presse....

"Liberté. Égalité. Fraternité." titre Libération ce matin. Sauf que "Liberté" est barré et remplacé par "état d'urgence". Pour Libé, la prolongation jusqu’à fin mai de l'état d'urgence répond davantage à une stratégie politique qu'à des impératifs de sécurité. Parce que lever l'état d'urgence, revenir à la normale, c'est l'assurance d'être taxé de laxisme par la droite et l'extrême droite. 

Le journal est allé interroger Stéphane, un agent du renseignement territorial. Il explique que l'état d'urgence n'empêche en rien un nouvel attentat en France. Tout simplement parce que les deux attaques majeures, Charlie et le 13 novembre ont été organisées depuis la Belgique. Stéphane reconnaît cependant que l'état d'urgence a eu le mérite de faciliter la collecte d'informations, de faire tout le boulot de renseignement humain délaissé depuis une décennie.
 
Alors, la lutte contre le terrorisme mérite bien qu'on sacrifie un peu nos libertés publiques, pour un certain temps. "C'est ce que nous susurre à l'oreille une petite voix intérieure", note Grégoire Biseau qui voit dans l'état d'urgence comme un gilet par balle improbable contre la menace terroriste. Et puis pour une écrasante majorité de Français, cet état d'urgence ne change rien à notre façon de vivre. Soit, mais, "nous ne sommes pas tous égaux devant ces privations de libertés", poursuit Grégoire Biseau. Qui est ciblé en priorité par les assignations à résidence et les perquisitions ? Les Rachid et les Mohammed. La République peut éventuellement mettre entre parenthèse la liberté de tous pendant quelques semaines, mais certainement pas celles de quelques-uns durablement.

La Grèce un an après

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Le 25 janvier 2015, Alexis Tsipras et la coalition d’extrême gauche Syriza remportaient les élections. Une nouvelle grève générale est prévue le 4 février prochain, un an après. "L'esprit de résistance est toujours là", s'exclame l'Humanité, bien seule, ce matin, à se féliciter de la situation en Grèce. 

"La Grèce toujours en panne", en Une du Figaro. Un an après, le bilan reste sombre : le PIB a reculé de 7 points et les retraités sont les premières victimes de la cure d'austérité. Ils représentent un tiers de la population grecque, ils sont donc une cible récurrente et favorite sur la table des négociations avec les créanciers publics du pays. Le gouvernement Tsipras est en train de réformer le système de retraite grec en profondeur en plafonnant les pensions à 2300 euros.

La jeunesse grecque, elle, se pose une autre question : partir ou rester ? C'est la Une de La Croix, avec un reportage à Patras, 3e ville de Grèce, qui assiste impuissante au départ de la "génération exode", ces jeunes diplômés qui fuient le pays. Une grand-mère de la ville témoigne : "ici, toutes les familles ont un enfant à l'étranger. On revit l'après guerre. Comment le pays pourra-t-il se relever avec tout ces jeunes qui partent ?" 

En France, les jeunes et l'échec scolaire en question

Les statistiques sont implacables : les filles redoublent moins que les garçons, les filles obtiennent davantage de mention, les filles maîtrisent mieux la lecture... Les trois quarts des décrocheurs scolaires sont des garçons. Alors un enseignant a décidé, dans un livre à paraître la semaine prochaine et intitulé la Fracture sexuée, de poser la question de l'échec scolaire des garçons. Ils seraient les victimes indirectes de la mixité et de l'égalité. L'auteur qui  était déjà monté au créneau contre les ABCD de l'égalité pour lutter contre les stéréotypes en classe, plaide carrément pour des moments non mixtes à l'école. Il s'en explique dans le Figaro : "Les garçons sont les grands oubliés des campagnes de l'Éducation nationale"

Pour illustrer son propos, le journal est allé dans un collège privé ou les classes ne sont pas mixtes. Filles d'un coté, garçons de l'autre. Pourquoi ? Parce que, entre 11 et 14 ans, les élèves sont déstabilisés dans leur corps et dans la construction de leur identité. "Garçons et filles n'ont pas la même maturité et les mêmes capacités d'introspection", explique son directeur. "Les filles sont sensibles aux compliments, les garçons ont besoin d'un discours plus ferme et le regard des uns sur les autres peut gêner l'expression lorsqu'il s'agit de commenter un poème de Victor Hugo, par exemple. Avec la non mixité, nous leur offrons un confort supplémentaire." Et les élèves, qu'en pensent-ils ? Ils ne s'en plaignent pas, "à part peut-être en 3e, du côté des garçons", dit le directeur. 

Quelques pages plus loin, le Figaro pose une question vertigineuse dans ses pages santé : est-ce bon de se poser sans cesse des questions ? Notre capacité de penser se perdrait face au stress. Pour lutter contre cela, il y a des profs qui réfléchissent à séparer les filles des garçons à l'école, mais beaucoup plus efficace il y a maintenant un cours de philosophie a l’hôpital.

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