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Grandes vacances au printemps, la Bretagne en tête des destinations... À quoi ressembleront les vacances en 2100 ?

D’ici la fin du siècle, les vacances pourraient changer de visage sous l’effet du réchauffement climatique : partir en été deviendrait plus difficile, la Bretagne s’imposerait comme destination phare, et le tourisme devrait s’adapter avec des séjours plus sobres, plus longs et davantage tournés vers la nature.

Une personne sur un transat en vacances (illustration)

Crédit : Baona de Getty Images Signature

Dates, activités, régions... A quoi ressemblent les vacances du futur ?

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Nathan Bocard - édité par La rédaction numérique de RTL

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En 2100, les vacances des Français pourraient ne plus avoir grand-chose à voir avec celles d’aujourd’hui. Le changement le plus spectaculaire concernerait sans doute le calendrier lui-même : les grandes vacances ne se dérouleraient peut-être plus en été.

Avec la multiplication des canicules, cette hypothèse devient logique. Dans cette projection, des vagues de chaleur comparables à celles que la France connaît déjà seraient considérées comme des étés frais. Selon les données évoquées par Météo-France, les 50°C pourraient être régulièrement atteints. Dans ces conditions, partir en vacances en plein été ne serait plus seulement inconfortable, mais dangereux.

Cette évolution changerait aussi l’organisation de la vie quotidienne. Pour les enfants, il deviendrait plus cohérent de passer l’été dans des lieux climatisés. Les écoles, entièrement équipées, pourraient alors accueillir les élèves pendant la saison la plus chaude. Les longues vacances seraient déplacées au printemps, une période jugée plus favorable pour voyager, se reposer et profiter de l’extérieur.

Une nouvelle carte des destinations

Le réchauffement climatique rebattrait aussi les cartes du tourisme en France. La Côte d’Azur, destination emblématique des vacances d’été, deviendrait beaucoup moins attractive pendant la saison chaude. Il est évoqué entre 10 et 25 jours de très forte chaleur l’été sur le littoral méditerranéen, ainsi que 64 nuits chaudes par an, c’est-à-dire des nuits où la température ne descend pas sous les 20°C.

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À l’inverse, la Bretagne bénéficierait d’un climat proche de celui que connaît aujourd’hui la Côte d’Azur. La montagne attirerait également davantage, même si elle aurait profondément changé. L’enneigement y aurait quasiment disparu, rendant le ski marginal, voire impossible. Les stations se seraient donc reconverties vers des sports d’été beaucoup plus développés.

Plus largement, les vacanciers chercheraient davantage la fraîcheur. Ils passeraient plus de temps dans la nature, où les températures restent plus supportables qu’en ville. Même les rythmes de la journée seraient adaptés à la chaleur : activités le matin, pause l’après-midi, sorties en soirée.

Des hébergements plus légers et un tourisme plus sobre

Ce déplacement massif des vacanciers vers d’autres régions obligerait à repenser les capacités d’accueil. Les grands complexes hôteliers du Sud seraient moins demandés. Il faudrait donc construire ailleurs, mais autrement. Le logement de vacances de 2100 serait plus léger, plus petit, sans fondations lourdes, afin de laisser respirer les sols et de faciliter l’écoulement de l’eau.

Dans cette logique, les bungalows, tiny houses, bivouacs ou camping-cars électriques prendraient une place beaucoup plus importante. Ces formes d’hébergement ne remplaceraient pas totalement les structures plus classiques, mais elles pèseraient davantage dans l’offre touristique. L’idée centrale serait de concilier accueil des vacanciers, adaptation au climat et moindre artificialisation des sols.

Voyager moins souvent, mais plus longtemps

Les transports évolueraient eux aussi. Le principe général serait de limiter les trajets inutiles. Moins d’avions, davantage de trains, plus de vélos, et des voitures uniquement électriques : cette transformation modifierait la manière même de partir.

Au lieu d’enchaîner plusieurs destinations sur une courte période, les vacanciers privilégieraient un seul lieu, exploré plus en profondeur. Le séjour deviendrait plus lent, plus posé. Et pour les voyages lointains, des congés de longue durée pourraient être accordés ponctuellement par les employeurs. Cela laisserait le temps de rejoindre sa destination en train, ou de rentabiliser un déplacement en avion en restant plus longtemps sur place, plutôt que de multiplier les allers-retours d’une année sur l’autre.

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