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Gisèle Halimi : le jour où elle gagna un procès crucial pour la légalisation de l'avortement

Gisèle Halimi, décédée ce mardi 28 juillet, avait obtenu en 1972 la relaxe d'une femme qui avait eu recours à une IVG après avoir été violée.

Gisèle Halimi (à gauche) avec l'actrice Delphine Seyrig lors du procès de Marie-Claire Chevalier le 11 octobre 1972 à Bobigny.
Gisèle Halimi (à gauche) avec l'actrice Delphine Seyrig lors du procès de Marie-Claire Chevalier le 11 octobre 1972 à Bobigny. Crédit : MICHEL CLEMENT / AFP
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Victor Goury-Laffont et AFP

"Nous avons fait le procès de l'interdiction de l'avortement. Il n'est pas possible qu'on continue à condamner l'avortement". À l'automne 1972, Gisèle Halimi remporte une éclatante victoire dans un retentissant procès pour avortement au cours duquel sont jugées cinq femmes à Bobigny. Trois ans plus tard, la loi Veil vient autoriser l'IVG.

L'avocate défend à l'époque Marie-Claire Chevalier, une jeune fille mineure qui avait avorté après un viol, ainsi que quatre femmes majeures, dont sa mère, accusées de complicité ou pratique de l'avortement. C'est après avoir lu Djamila Boupacha que la mère de la jeune fille a décidé de faire appel à Gisèle Halimi, un ouvrage de l'avocate sur une militante algérienne violée et torturée par des soldats français.

Gisèle Halimi accepte de les défendre et décide d'attaquer la loi de 1920, qui interdisait la contraception, l'avortement et toute "propagande anticonceptionnelle". Au terme de l'audience, elle se réjouit que "un pas en avant a été fait vers la suppression d'une loi caduque".

Marie-Claire Chevalier comparaissait à l'époque devant le tribunal pour enfants de Bobigny. Une fois tombée enceinte, elle en avait parlé à sa mère qui avait organisé la procédure par l'intermédiaire d'une connaissance. Elle avait été relaxée, et sa mère mise hors de cause en ce qui concerne la responsabilité civile.

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