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"Gilets jaunes", Goodyear, ArcelorMittal : les grandes luttes sociales de la décennie 2010

Des salariés de Goodyear aux "gilets jaunes", la décennie 2010 a été le théâtre de nombreux mouvements sociaux en France. L'ancien secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly revient sur 10 ans de lutte sociale.

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Les Rétrospectives de l'Info du 25 décembre 2019 Crédit Image : FREDERICK FLORIN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Marie Zafimehy

Goodyear, ArcelorMittal, Air France, Loi Travail, ou encore réforme des retraites : la décennie 2010 a vu de nombreux mouvements sociaux se succéder dans l'Hexagone. 

"On sent qu'une colère est progressivement montée depuis ces dix ans", explique Jean-Claude Mailly, ancien président du syndicat Force Ouvrière (FO), aujourd'hui à la tête d'une entreprise de conseil. Une colère sociale qui a notamment explosé à la suite de la crise financière de 2008.

Pendant cette décennie, les structures syndicales semblent avoir été remplacées par des personnalités emblématiques de chaque mouvement social. Parmi elles : Édouard Martin à l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) ou Xavier Mathieu à l'usine Continental de Clairoix (Oise). Jean-Claude Mailly nie que les syndicats ont "perdu la main" mais reconnaît un échec : depuis 2006, les syndicats "n'ont pas obtenu grand chose".

Un durcissement des modes d'action ?

Ordinateurs jetés par les fenêtre, salariés menaçant de faire sauter leur usine, séquestration de cadres supérieurs : les conflits sociaux de cette dernière décennie ont été marqués par une certaine violence. "Ça peut aider à sortir du conflit, explique Jean-Claude Mailly. C'est de l'opportunisme aussi, mais je comprends."

Je n'avais pas vu venir le mouvement des Gilets jaunes

Jean-Claude Mailly
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Une escalade sociale qui aboutit à la crise des "Gilets jaunes". "Je n'avais pas vu venir ce mouvement", insiste Jean-Claude Mailly. Selon l'ancien syndicaliste, ce mouvement est animé par un profond "sentiment de ne plus être représenté". "Sur les ronds-points il y avait un phénomène de ras-le-bol avec une volonté de fraternité et de solidarité".

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Et une profonde détestation d'Emmanuel Macron. "Autant pour les présidents précédents, lors de leurs déplacements, il pouvait y avoir des manifestations, des rassemblements, des contestations. Mais là, il y a vraiment une partie de la population qui a la haine." En cause : la manière dont le Président se comporte. "Avec la réforme de la SNCF, Macron est passé en force. Ça, vous le payez toujours", justifie Jean-Claude Mailly.

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