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Fusillade dans la Somme : ce que l'on sait de l'affaire

ÉCLAIRAGE - Quatre personnes, dont un nourrisson, ont été tuées alors qu'un homme a ouvert le feu sur une aire occupée par des gens du voyage à Roye, dans la Somme.

Des gendarmes devant l'aire d'accueil des gens du voyages de Roye (Somme).
Des gendarmes devant l'aire d'accueil des gens du voyages de Roye (Somme).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Camille Kaelblen & AFP

Plusieurs personnes ont perdu la vie, mardi 25 août dans un camp de la Somme. Un homme a tué à coups de fusil trois membres d'une même famille, dont un bébé de six mois, et un gendarme. Trois autres personnes ont également été grièvement blessées.

Qui sont les victimes ?

Trois des personnes qui ont perdu la vie appartiennent à la même famillle : un bébé de six mois, une femme qui se trouvait à ce moment-là dans une caravane, peut-être la mère de l'enfant, et le grand-père, selon le procureur de la République Bernard Farret. La quatrième victime à être tombée sous les tirs est un gendarme de 44 ans, qui est décédé des suites de ses blessures peu après l'attaque.

Plusieurs personnes ont également été blessées, dont un gendarme de 26 ans, un garçon de trois ans, qui a été opéré dans la nuit du 25 août et est depuis hors de danger, et enfin le tireur, qui est toujours en observation.

L'auteur, en état d'ébriété, aurait eu "une crise de démence"

L'auteur des coups de feu, un homme de 73 ans, qui a apparemment agi seul et vivait depuis plusieurs années dans le camp, était muni d'un fusil de chasse. En état d'ébriété (2,28g d'alcool dans le sang), le forain aurait ouvert le feu à la suite d'une violente querelle. Il a tiré "36 coups de feu", selon le procureur qui s'est exprimé mercredi 26 août. "On ne peut pas parler de règlement de compte mais d'une agression d'un individu sur une famille", avait-il auparavant indiqué.
Après la fusillade, d'autres gens du voyage ont afflué sur les lieux, très remontés. Une proche des victimes a laissé éclater sa colère : "Le bébé de 8 mois a quand même été tué dans son lit. C'est toute ma famille qu'il a tuée. Il était saoul, il a eu une crise de démence, il a sorti le fusil, il les a tous tués".

De vives tensions après le drame

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Selon la préfecture, l'aire d'accueil communale où a eu lieu le drame était gérée par une association accueillant une quarantaine de gens du voyage semi-sédentarisés qui y vivent depuis plusieurs années. "Jusqu'à maintenant, il n'y avait pas eu de problèmes", assure la préfecture.
Des renforts de forces de l'ordre ont cependant été déployés à Roye ainsi qu'aux alentours du CHU d'Amiens, car des tensions ont éclaté après le drame. Une voiture a tenté de forcer un barrage de police, selon un adjoint au maire de Roye. Des incidents ont également opposé un petit groupe de gens du voyage à des journalistes, le reste de la communauté demeurant calme. Vers 21h30, la situation s'est cependant apaisée, selon la préfecture de police.

Une affaire "absolument dramatique" selon Bernard Cazeneuve

"C'est une affaire absolument dramatique et qui suscite dans la Somme, en France et au ministère de l'Intérieur une considérable émotion", a déclaré dans la soirée Bernard Cazeneuve. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu dans la soirée à l'hôpital d'Amiens. Il s'est incliné devant la dépouille du gendarme de 44 ans tué par le forcené, avant de se rendre au chevet du gendarme de 26 ans. Il a ensuite rencontré les familles du gendarme et des gens du voyage tués pour "témoigner de son entier soutien aux familles de toutes les victimes"
Il a également "rendu hommage au dévouement aux gendarmes de Roye et du groupement de la Somme" qui sont intervenus et qu'il a également rencontrés.

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