1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Frais bancaires : les personnes en difficulté, victimes de cette "machine infernale"
1 min de lecture

Frais bancaires : les personnes en difficulté, victimes de cette "machine infernale"

"60 millions de consommateurs" et l'Union nationale des associations familiales tirent la sonnette d'alarme : elles dénoncent leur multiplication et leur automatisation.

Logos de banques, à Rennes, le 12 septembre 2011 (illustration)
Logos de banques, à Rennes, le 12 septembre 2011 (illustration)
Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
Frais bancaires : des associations dénoncent leur automatisation
00:52
Éric Vagnier & Ludovic Galtier

60 millions de consommateurs et l'Union nationale des associations familiales (Unaf) publient jeudi 26 octobre une enquête sur les frais bancaires en cas d'insolvabilité, qui dit que plus on est fragilisé financièrement, plus on est matraqué par son banquier. Si elles conviennent qu'il y ait des frais en cas d'incident sur un compte, les deux associations dénoncent leur multiplication. Selon elles, l'imagination des banques dans ce domaine est débordante. Certaines ont inventé par exemple des frais d'ouverture de dossier ou de pré-avis.

Les associations s'étonnent aussi du montant des prélèvements. "En moyenne, un client standard verse chaque année 34 euros de frais liés à un solde débiteur. Pour le consommateur en difficulté, c'est presque dix fois plus : 296 euros en moyenne", selon l'association.

Pis, l'envoi d'une simple lettre d'information pour compte débiteur peut être facturé jusqu'à... 20 euros. Les associations dénoncent également une dérive : la gestion des comptes qui basculent dans le rouge se fait de plus en plus de façon automatisé sans discernement via des logiciels informatiques.

Des frais automatiques

"La méthode utilisée par toute l'industrie bancaire est en cause", s'indigne Lionel Maugain, de 60 millions de consommateurs. "Elle consiste à automatiser ces frais. Plus de la moitié des conseillers n'ont pas le choix d'accepter ou de refuser le paiement, c'est l'ordinateur qui le suggère (...) pour faire du chiffre d'affaires."

À lire aussi

Concrètement, les conseillers n'interviennent plus pour essayer de trouver des solutions au cas par cas. Les banques de toute façon n'y ont pas intérêt : l'UNAF et 60 millions de consommateurs ont calculé que "cette machine infernale à facturer" - comme elle l'appelle - rapporte aux réseaux bancaires dans la colonne des bénéfices près de 5 milliards par an.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/