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État d'urgence : "Il faut rester dans le régime d'exception", estime Gilles Platret (LR)

INVITÉ RTL - Le maire de Chalon-sur-Saône considère que les mesures de l'état d'urgence ne doivent pas se retrouver dans le droit commun, mais rester dans un régime d'exception.

Soldats de l'opération Sentinelle
Soldats de l'opération Sentinelle
Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
État d'urgence : "Il faut rester dans le régime d'exception", estime Gilles Platret (LR)
04:52
Stéphane Carpentier & Christelle Rebière

Deux femmes ont été tuées au couteau par un homme à la gare Saint-Charles de Marseille, dimanche 1er octobre dans l'après-midi. L'individu a rapidement été abattu par un jeune réserviste de l'opération Sentinelle, sur le parvis de la gare. L'acte a été revendiqué dans la nuit par le groupe État islamique. Face à ce nouvel attentat, beaucoup réclament le maintien de l'état d'urgence.

"On est rentré depuis quelques années et singulièrement depuis 2015 (...) dans une ambiance de guerre et le maintien de l'état d'urgence, c'est cette idée qu'il convient à la situation telle que nous la vivons aujourd'hui", estime Gilles Platret, maire Les Républicains de Chalon-sur-Saône.

"Abandonner l'état d'urgence, c'est donner un signe de baisser la garde et c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire", souligne-t-il. 

Nous sommes dans une situation qui n'est pas tenable avec les instruments traditionnels.

Gilles Platret, maire LR de Chalon-sur-Saône

Gilles Platret déplore que le projet de loi antiterroriste, qui sera présenté le 3 octobre devant le Parlement, transpose en partie dans le droit commun les mesures de l'état d'urgence. "L'heure n'est pas à transposer dans le droit commun un certain nombre de décisions", lance-t-il. "Le projet de loi tel qu'il est présenté essaye en réalité d'adapter la législation à un ordre de choses où la liberté primerait sur la liberté", regrette Gilles Platret.

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"Moi, je suis favorable à la préservation de toutes les libertés, simplement nous sommes dans un climat où il faut précisément accepter que nous sommes dans une situation qui n'est pas tenable avec les instruments traditionnels. Adapter la loi ne suffira pas, ce qu'il faut, c'est rester dans le régime d'exception", martèle Gilles Platret.

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