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Deux jeunes chats (photo d'illustration).
Crédit : Raul Varzar / Unsplash
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On entend souvent qu'un chat qui a connu l'extérieur ne pourra jamais être heureux enfermé à l'intérieur. Mais une étude récente vient justement nuancer cette idée. Cette dernière, publiée cet été dans une revue scientifique de référence, s'est intéressée à 87 propriétaires de chats qui avaient auparavant accès à l'extérieur pour ensuite devenus exclusivement des chats d'intérieur.
Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, la transition s'est souvent mieux passée que prévue et a été plus facile qu'anticipée. Plus de 40% des propriétaires disent que leur chat s'est adapté en quelques jours et environ un quart en quelques semaines. Évidemment, il ne faut pas surinterpréter. Dans cette étude, ce sont les propriétaires qui évaluent l'adaptation de leur chat : on n'a pas mesuré son bien-être avec des marqueurs physiologiques.
Finalement, seulement 13% environ des propriétaires considèrent malgré tout que leur chat ne s'était toujours pas vraiment adapté à l'environnement intérieur. Cela remet donc en question une idée très répandue : un chat qui a connu l'extérieur n'est pas forcément condamné à être malheureux s'il doit ensuite vivre uniquement dedans.
Mais pourquoi les propriétaires font-ils généralement ce changement ? En général, soit le chat présente un problème de santé et doit rester en intérieur pour avoir ses médicaments régulièrement, soit c'est pour se prémunir des dangers de l'extérieur (route dangereuse, chats sauvages agressifs, des risques d'empoisonnement).
Cela peut aussi être pour un déménagement ou plus étonnant, pour certains propriétaires de l'étude, c'est aussi un choix pour éviter la prédation du chat sur la petite faune sauvage.
Au final, cette étude montre que les principales difficultés dans ce changement sont souvent du côté des humains. Parce qu'il faut gérer les portes pour éviter les fugues (pas évident quand on a des enfants à la maison), ne pas ou ne plus ouvrir les fenêtres, entretenir davantage la litière, trouver des occupations aux chats...
Et surtout, gérer la culpabilité de priver son animal de quelque chose qu'on jugeait essentiel. La charge mentale s'est d'ailleurs déplacée pour les propriétaires de chat. Avant, ils avaient peur que quelque chose arrive aux animaux dehors mais maintenant, ils craignent qu'il s'ennuie, de ne pas être rentré à temps pour son repas ou qu'il prenne du poids.
À contrario, les chercheurs constatent que le chat semble s'adapter bien mieux que son propriétaire, avec quelques comportements qui changent, demandent de plus d'attention, plus de comportement de jeu et plus de vocalisation aussi.
Mais attention, un chat d'intérieur ne doit pas devenir un chat privé de comportement naturel. La vraie question à se poser est : peut-il encore grimper, observer, se cacher, griffer, explorer, jouer ou même chasser de manière symbolique ?
Si l'animal ne peut plus sortir, il faut enrichir son environnement, installer des espaces en hauteur, des cachettes, plusieurs zones de repos, des griffoirs, des jeux qui imitent la prédation, éventuellement des puzzles alimentaires, et lui donner, pourquoi pas, un accès à des fenêtres pour observer l'extérieur. Finalement, un territoire plus petit peut très bien être un territoire de qualité, à condition que le chat y ait quelque chose à faire.
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