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Espionnage américain : les personnalités de l'État n'utiliseraient pas assez leurs appareils sécurisés

REPLAY / ÉCLAIRAGE - Les smartphones sécurisés sont des appareils peu commodes. Les personnes censées s'en servir privilégient parfois leurs appareils personnels.

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Espionnage américain : les personnalités de l'État n'utiliseraient pas assez leurs appareils sécurisés Crédit Image : ALAIN JOCARD / AFP | Crédit Média : Jean-Alphonse Richard | Durée : | Date : La page de l'émission
Jean-Alphonse Richard
Jean-Alphonse Richard et La rédaction numérique de RTL

Les révélations de WikiLeaks concernant les écoutes des présidents français par la NSA pose la question de la sécurisation des conversations des plus hauts responsables de l'État. La règle numéro un, valable pour tous les diplomates, ministres et présidents de la République, c'est de n'avoir aucune conversation sensible sur une ligne qui n'est pas protégée. Depuis 2010, ces personnalités disposent d'ailleurs de portables un peu massifs développés par la société Thalès appelés Théorème. Ces appareils ultra-sécurisés sont normalement inviolables. La messagerie électronique bénéficie de la même sécurisation avec la plateforme Isis, qui envoie jusqu'au niveau confidentiel défense.

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Ces systèmes sont cependant lourds et pas très commodes. Les personnalités qui devraient en faire usage utilisent d'ailleurs un peu trop souvent leurs smartphones non-sécurisés. Le secrétariat général de la Défense s'est souvent inquiété de la porosité des appareils type Blackberry, téléphone que ne voulait pas abandonner Nicolas Sarkozy. Il est également de notoriété publique que François Hollande fait un grand usage de son smartphone pour envoyer des SMS. Selon la sécurité du président de la République, rien de stratégique ne transite par ces lignes.

Selon les notes de WikiLeaks publiées par Médiapart et Libération, qui se sont procurés les documents confidentiels de la National Security Agency (NSA), les États-Unis auraient mis successivement sur écoute les trois derniers présidents français, Jacques ChiracNicolas Sarkozy et François Hollande pendant près d'une décennie, de 2006 à 2012.

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