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Environnement : comment la destruction de la biodiversité favorise les pandémies

INVITÉ RTL - Benjamin Roche, expert auprès de l'ONU, met en garde contre la destruction des écosystèmes et des espèces animales, un facteur déterminant dans l'apparition de pandémies.

Le coronavirus (illustration)
Le coronavirus (illustration)
Crédit : HANDOUT / US FOOD AND DRUG ADMINISTRATION / AFP
La destruction de la biodiversité favorise l'émergence de pandémies
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La destruction de la biodiversité favorise l'émergence de pandémies
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Julien Sellier - édité par Florise Vaubien

L'homme court-il à sa perte ? Le constat des scientifiques est sans appel : on observe trois fois moins d'animaux sur Terre qu'en 1970. Des animaux sauvages vertébrés qui voit leur population chuter chaque année, d'après les études de la société zoologique de Londres. Rien qu'en France, un tiers des oiseaux ont disparu en 15 ans, une extinction en partie liée aux phénomènes d'urbanisation ou aux pesticides. 

Cette urgence planétaire est "extrêmement menaçante", s'alarme Benjamin Roche, expert auprès de l’ONU. Le directeur de recherche à l’IRD (Institut de Recherches pour le Développement) au sein de l’unité MIVEGEC (Maladies Infectieuses et Vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution, Contrôle) ne pèse pas ses mots et met en garde : "D'autres pandémies nous menacent". "On risque de connaître une pandémie tous les 10 à 15 ans", déplore-t-il 

Spécialiste des interactions entre l’environnement et la santé, Benjamin Roche n'est guère optimiste. D'après ses recherches, la destruction de la biodiversité stimule l'apparition d'épidémies.

Nous ne sommes pas à l'abri d'une pandémie plus violente

Benjamin Roche, directeur de recherche à l’IRD au sein de l’unité MIVEGEC, sur RTL.

"Depuis une trentaine d'années, on voit une multiplication de l'émergence des zoonoses", des agents pathogènes qui se transmettent depuis les animaux aux populations humaines. "On constate également que les zones plus pauvres en biodiversité sont celles où l'on voit le plus de zoonoses", note le chercheur. 

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Benjamin Roche souligne que la déforestation et l'urbanisation entraînent une plus grande proximité avec les animaux, un facteur de contamination déterminant dans l'apparition des pandémies. De plus, les activités humaines perturbent les écosystèmes et "modifient leur réseau de transmission des virus", ce qui a pour conséquence d'augmenter les infections.

La pandémie de coronavirus est donc un avertissement : "Nous ne sommes pas à l'abri d'une pandémie plus violente", alerte le scientifique. Dans ce contexte d'urgence, le Congrès mondial pour la biodiversité s'ouvre ce vendredi 2 septembre à Marseille où s'exprimera le président Emmanuel Macron. Il sera question d'élaborer des pistes de réflexion et des solutions, notamment en créant davantage de réserves naturelles pour préserver les espèces animales en danger. 

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