12 min de lecture Attentats à Paris

Attentats à Paris : les Républicains s'opposent à François Hollande

Revivez les discours du président de la République et des parlementaires devant le Congrès à Versailles lundi 16 novembre.

François Hollande s'adresse au Parlement à Versailles lundi 16 novembre 2015
François Hollande s'adresse au Parlement à Versailles lundi 16 novembre 2015 Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
Mathilde Cesbron
Mathilde Cesbron
Journaliste RTL

Après les attentats de Paris, les plus meurtriers jamais commis en France, François Hollande a choisi de s'exprimer devant le Congrès à Versailles lundi 16 novembre à 16 heures. Il a exposé aux 577 députés et 348 sénateurs son plan de riposte. Le chef de l'État avait déjà annoncé dimanche que la France avait massivement bombardé un fief de l'État islamique, Raqqa. "Nous répliquerons coup pour coup", a ajouté Manuel Valls ce lundi matin sur RTL. "Nous sommes en guerre. Et parce que nous sommes en guerre, nous agirons, nous frapperons et nous gagnerons", a-t-il ajouté.

François Hollande a également annoncé que l'état d'urgence serait décrété sur tout le territoire. C'est la première fois que le président de la République s'exprime en congrès. Cette situation a été vécue deux fois seulement, en 1948 et en 2009, lorsqu'une révision de la constitution avait été effectuée sous l'ère Sarkozy.

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19h01 - 
Abdelali Mamoun, imam d'Alfortville, a relayé sur RTL "le sentiment d'indignation de l'ensemble de la composante musulmane. Ces actes odieux ont été commis sur nos compatriotes mais surtout au nom de notre religion. On nous prend en otage. Il règne une division au sein de notre composante religieuse qui entraîne à cette radicalisation. J'ai peur de recevoir un coup d'un extremiste identitaire ou d’extrême droite. Même déjà avec mon visage, ça n'est pas évident. À propos des islamistes radicaux : "Avant que le FN les montre du doigt, nous les avons nous-mêmes montrés du doigt, il s'agit d'une centaine de mosquées identifiées."
18h57 -  "Il faut réfléchir sur les moyens de terrasser notre ennemi en asséchant ses mannes financières", a déclaré André Chassaigne, député du parti communiste. 
18h47 - "Le problème des fiches S et de ses informations est de savoir qui on fiche et à quel niveau, a expliqué à RTL l'ancien juge anti-terroriste Jean-Louis Burguière. Il faut resserrer les mailles du filet. Rester dans l'enveloppe des libertés fondamentales, c'est crucial, mais il y a un moment où les poissons sont de plus en plus petits : il faut changer le maillage. Le problème européen n'est pas à la hauteur, la sensibilité au problème européen n'est pas la même."

18h38 - Marine Le Pen a salué des "inflexions" mais regrette "des lacunes énormes" des propositions de François Hollande. 
18h23 - "Je crois que chacun doit être face à ses responsabilités, a déclaré l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault à RTL. Le drame que vit la France est si grave, si terrible, que la réponse doit être à la hauteur. Faire de ces circonstances une opération politicienne, c'est assez désolant. Le président du groupe Les Républicains a dit non, il ferait mieux d'écouter, d'échanger, de dialoguer. Dans quelques jours, l'Assemblée Nationale et le Sénat vont devoir voter le nouveau budget destiné à la défense, ce sont des mesures concrètes. La loi sur l'état d'urgence date de 1955, il faut l'adapter."
18h08 - "Nos ennemis ont en horreur, la tolérance, le métissage et le brassage social qui sont ceux de l’endroit où ils ont choisi de frapper, a déclaré Cécile Duflot. Les écologistes s’inscrivent pleinement dans l’unité nationale à laquelle le Président de la République a appelé. Nous avons un devoir d'unité. L’ignoble stratégie de Daesh est de nous diviser par la peur, de nous entraîner dans la haine". "L’esprit de résistance doit désormais guider chacun de nos actes. Et que nos ennemis le sachent : nous ne capitulerons en aucune manière."
18h00 - Le pacte de sécurité signe "la mort du pacte de stabilité", a estimé le spécialiste en économie de RTL, François Lenglet. "Ça a été fait en un claquement de doigts : on voulait négocier tout ça avec Mme Merkel, il n'en est plus question du fait de l'urgence de la situation". Ce pacte de sécurité traduit "le primat du politique sur l'économique et le primat du national sur l'européen".

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17h55 - "Les autres responsables que j'ai vus de l'UMP ne m'ont pas semblé sur la même tonalité, je pense aux députés qui n'ont pas envie de rentrer dans leur circonscription en rentrant avec le message qui dit "non" à la première proposition de révision qu'on leur propose", a indiqué Bruno Le Roux à RTL. Il a dit regretter "la réaction à l'emporte-pièce" de Christian Jacob.
17h32 -
"Il y a quelques timides avancées : la relation avec la Russie me semble avancer dans le bon sens, une avancée sur les déchéances de nationalités française - mais nous verrons là aussi ce qu'il y a derrière", a déclaré Florian Philippot, vice-président du Front national. Selon lui, les effectifs de la défense revus corrige les "grosses erreurs du mandat Sarkozy qui avait effondré les effectifs de la police de la gendarmerie, de la douane". L'élu déplore que François Hollande n'ait pas parlé de manière pérenne et définitive des frontière nationales et qu'il ne dise rien sur le désarmement des banlieues".
17h19 - "Trop de temps a été perdu depuis janvier pour préparer ce sursaut", a quant à lui déclaré le député des Républicains Christian Jacob. "Rien, à ce stade, ne semble justifier la révision de la Constitution", a-t-il ajouté. C'est un discours sévère", juge Olivier Bost, correspondant au congrès de Versailles, pour RTL. "S'il n'y a pas les Républicains (pour voter la révision de la Constitution, ndlr), il n'y aura pas les 3/5", a développé Bernard Kouchner.

17h16 - "Ce discours était nécessaire, beau, solide, et l'accueil de ce discours aussi était nécessaire. Cette Marseillaise chantée debout, ensemble, dans le Congrès, ça avait de la gueule", s'est exprimé Bernard Kouchner sur RTL.

17h09 - "Monsieur le Premier Ministre, nous soutenons vos mesures, et nous le faisons sans réserve", a déclaré Bruno Retailleau, sénateur Les Républicains de Vendée. "Nous devons avoir une seule obsession : l'Etat islamique ! Il faut l'éradiquer", a poursuivi Bruno Retailleau.

17h05 - Le débat a commencé avec le socialiste Bruno Le Roux. "Oui il faut fermer les mosquées qui prônent le djihad", a-t-il affirmé.

16h58 -
Tous les parlementaires se sont levés, ce qui n'était pas le cas en 2009 avec Nicolas Sarkozy, Ce sont des "circonstances différentes", précise Olivier Bost, correspondant de RTL sur place. Faire évoluer la Constitution est l'une des principales idées à retenir. "Il a prononcé un discours de guerre et il a reçu de la part des parlementaires présents l'accueil qu'il espérait", a ajouté Alain Duhamel en faisant référence à La Marseillaise chantée par les parlementaires.


16h52 -
Les parlementaires ont entonné La Marseillaise. L'un des représentants de la Nation crie : "Vive la France".

16h49 - François Hollande a de nouveau affirmé que la COP21 et les élections régionales seront maintenues. "Nous éradiquerons le terrorisme car les Français veulent continuer à vivre ensemble sans rien craindre de leurs semblables."

16h46 - "Les barbares qui l’attaquent voudraient la défigurer. Mais ils ne parviendront jamais à changer son visage. Jamais ils ne doivent réussir à abîmer l'âme française. Jamais ils ne nous empêcheront de vivre pleinement, librement et nous devons en faire la démonstration avec sang froid."
16h43 - Le chef de l'État s'est dit conscient de devoir augmenter les moyens. "5000 emplois seront créés d’ici 2 ans dans la police et la gendarmerie, soit un total de 10.000 créations durant le quinquennat". 2.500 postes supplémentaires seront affectés pour l'administration pénitentiaire. 1000 créations d'emplois bénéficieront à l'administration des douanes. Les armées ne seront pas diminuées au niveau des effectifs. La réorganisation des effectifs se fera au bénéfice, notamment, du renseignement. "Ces décisions budgétaires se traduiront par un surcroît de dépenses que j’assume", a-t-il déclaré.
16h42 - "Face à la violence aveugle du terrorisme, la question de la légitime défense des policiers et des conditions dans lesquelles ils peuvent faire usage de leurs armes devra également faire l’objet d’un examen approfondi."

16h41 -
François Hollande a également avancé la volonté de renforcer de façon substantielle les moyens dont disposent les forces de sécurité et la justice. "Les enquêteurs et les magistrats doivent avoir plus largement accès aux moyens d’enquêtes pour lutter contre les trafics d’armes", a-t-il affirmé. Les peines doivent aussi être significativement alourdies.

16h40 - Le gouvernement va saisir le Conseil d'État pour vérifier la conformité de ces propositions aux règles fondamentales de la République. 

16h38 - Le président de la République s'est également exprimé sur l'épineuse question de la destitution de la nationalité. "Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né Français, dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité. Nous devons pouvoir interdire à un binational de revenir sur notre territoire, s’il représente un risque terroriste. Nous devons pouvoir expulser plus rapidement les étrangers qui représentent une menace d’une particulière gravité pour la sécurité de la Nation." Sont également voués à la dissolution les associations ou groupements qui provoquent la haine ou incitent aux actes terroristes
16h35 - "Nous devons faire évoluer notre Constitution pour agir, conformément à l’état de droit, contre le terrorisme de guerre. 
Notre texte comprend deux régimes particuliers. Aucun de ces deux régimes n’est adapté à notre situation." En 2007, le comité présidé par Edouard Balladur, suggérait de modifier l’article 36 de notre Constitution pour y faire figurer tant l’état de siège que l’état d’urgence. Cette orientation me paraît devoir être reprise."

16h34 - "Le parlement sera saisi dès mercredi d'un projet de loi prolongeant l'état d'urgence de 3 mois."


16h32 -
Le chef de l'État a dit qu'il souhaitait des textes européens urgents pour lutter contre le trafic d'armes. 

16h31 -
Le président de la République a rappelé l'importance d'accueillir les migrants. "Il est vital que l’Europe accueille dans la dignité ceux qui relèvent du droit d’asile."

16h29 - "J'ai demandé au ministre de la Défense de se rapprocher de ses homologues européens", a expliqué François Hollande qui cite un article du traité européen. "Quand un pays européen est agressé, les autres pays de l'Union européenne doivent lui apporter assistance."
 
16h25 -
"La Syrie est devenue la plus grande fabrique de terroristes que le monde ait jamais connu. La communauté internationale est divisée et incohérente. La France a demandé dès le début cette cohésion si nécessaire. Aujourd’hui, il faut plus de frappes, nous en faisons, plus de soutien à ceux qui combattent Daesh, nous l'apportons. Mais il faut une cohésion. Je rencontrerai dans les prochains jours les présidents Obama et Poutine pour unir nos forces."

16h24 -
Le porte-avion Charles de Gaulle sera envoyé en Méditerranée orientale, "ce qui triplera nos capacités d'action".

16h22 - "La nécessité de détruire Daesh est un sujet qui concerne toute la communauté internationale. C'est pourquoi j'ai demandé au conseil de sécurité de se réunir pour adopter une résolution", a déclaré François Hollande, félicitant ensuite les pilotes qui ont détruit un camp d'entraînement en Syrie.

16h-21 - "La France que les assassins voulaient tuer était la jeunesse dans toute sa diversité. Leur seule crime était d'être vivant. Ce qui était visé par les terroristes était la France ouverte au monde."

16h17 - "Nous ne sommes pas engagés dans une guerre de civilisation car ces assassins n'en représentent aucune. Dans cette guerre qui a commencé il y a plusieurs années, nous sommes bien conscients qu'il faudra du temps. L'ennemi use des moyens les plus vils pour essayer de tuer mais il n'est pas insaisissable. Il n'est pas hors d'atteinte. Dans cette période si lourde, nos concitoyens doivent garder leur sang froid". Persévérance, unité, lucidité dignité est la ligne de conduite que doivent adopter les Français, selon le président de la République.

16h15 - "J'ai voulu m'adresser en Congrès pour marquer l'union du pays. Notre démocratie a vaincu de plus terribles ennemis que ces lâches assassins", a-t-il poursuivi.

16h14 - "La France est en guerre. Les actes commis vendredi à PAris sont des actes de guerre. Ils ont fait au moins 129 morts. Ils constituent une agression contre notre pays, contre ses valeurs, sa jeunesse, son mode de vie", a commencé François Hollande

16h12 - François Hollande est arrivé à la tribune. Le congrès a observé une minute de silence.

16h08 - Claude Bartolone a traversé la garde républicaine pour prendre place à la tribune. "La séance est ouverte", a-t-il proclamé. "Nous sommes réunis aujourd’hui en Congrès pour écouter le président dans un moment important de notre histoire. Vendredi la France a été frappée au cœur. Les images de cette nuit sanglante resteront gravées dans notre mémoire collective." Les terroristes ont voulu tuer notre art de vivre, a-t-il ajouté. "Les terroristes ont voulu semer la peur et la division, ce qu'ils récoltent est une République forte et une France unie". Et de conclure : "Réunis en Congrès à Versailles, nous représentant de la nation affirmons que chaque larme et goutte de sang français viendra renforcer notre résistance."

16h02 -
François Hollande est arrivé à Versailles. Le chef de l'Etat a travaillé jusqu'à la dernière minute sur ce discours, a expliqué Olivier Bost sur RTL. 

15h59 - Les parlementaires attendaient François Hollande dans le silence. Le gouvernement a pris place en tribune. Manuel Valls était assis au pied de l'hémicycle. 

15h53 - Claude Bartolone introduira le président de la République qui s'exprimera 45 minutes/1 heure, explique le constitutionnaliste Didier Maus à RTL. 

15h52 -
La séance est présidée par Claude Bartolone, entouré des vice-présidents de l'Assemblée nationale et des fonctionnaires du Palais Bourbon. 

15h49 - "Tout son discours (celui du président de la République) sera une réponse à ce qui s'est passé vendredi. Il va parler de Daesh, de la Syrie", explique Olivier Bost le correspondant de RTL à Versailles. 

15h43 -
Manuel Valls, Claude Bartolone et Bernard Cazeneuve sont arrivés au congrès.


15h42 - Un peu de légèreté dans ces moments graves. Un parlementaire a laissé échapper un message privé plein d'amour sur Twitter. 

15h39 - Les parlementaires Bruno Leroux, Bruno Retailleau et Christian Jacob seront les premiers à s'exprimer lors du débat.

15h36 - Les drapeaux sont en berne à Versailles. 

15h23 - Certains parlementaires ont pris un selfie à leur arrivée. 

15h18 - La salle du Congrès du château de Versailles réunit les parlementaires en cas de révision de la constitution, lors de l'audition d'une déclaration du président de la République et lors d'adhésion d'un États à l'Union européenne. 

15h02 - Les premiers parlementaires viennent d'arriver à Versailles.

14h39 - Les parlementaires seront assis par ordre alphabétique, sans distinction politique, Sénat et Assemblée confondus.

14h35 -
Un chien est chargé de détecter les bombes. Le contrôle de sécurité est très strict. 

14h23 - Les forces de l'ordre sont omniprésentes dans le centre de Versailles. 

14h20 - Les journalistes sont en route pour couvrir l'intervention de François Hollande. 

13h55 - Avant le Congrès, l'ambiance est "lourde mais déterminée", tweete le député de Guyane, Gabriel Serville. Pour Patrick Chaize, sénateur de l'Ain, les "paroles ne suffisent plus", place aux "mesures fortes et pertinentes."

13h46 - Le débat risque d'être mouvementé. Rien qu'au sein des Républicains, les avis sur la riposte sont très divisés. Alain Juppé soutient l'exécutif "sans nuance" tandis que Nicolas Sarkozy dit oui à l'union sacrée à condition que ses propositions soient entendues. Bruno Le Maire est quant à lui contre l'intervention au sol en Syrie avancée par Le chef de file des Républicains.

13h10 - L'intervention du président de la République sera suivie d'un débat. Comme le veut la constitution, François Hollande devra quitter les lieux et chaque groupe politique disposera de 10 minutes par orateur. 

13h03 - 
"Le congrès aujourd'hui n'adopte rien. il n'y aura aucun vote", a déclaré le constitutionnaliste Didier Maus à RTL. Cela relève davantage du "symbole" et de "l'action politique". Cette réunion exceptionnelle va annoncer les mesures que le président de la République compte mettre en oeuvre.

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Didier Maus, constitutionnaliste, évoque l'intervention à venir de François Hollande devant le Congrès Durée : | Date :

12H55 - François Hollande a appelé à l'unité nationale qui devrait être respectée par les politiques de droite comme de gauche. Emmanuelle Cosse (EELV) demande "la concorde nationale". Gérard Larcher (Les Républicains), le président du Sénat a déclaré être "aux côtés de François Hollande. L'unité nationale est là".

12h49 -
Les services du parlement et de l'Élysée se sont rendus dès samedi à Versailles pour organiser l'événement, a indiqué une journaliste du Monde sur Twitter.

12h45 -
Le congrès de Versailles se prépare petit à petit. Les démineurs entrent en action pour vérifier la tribune où François Hollande s'exprimera. 

12h43 - François Hollande a observé une minute de silence à La Sorbonne lundi à 12h. Il a choisi l'université pour rendre hommage aux jeunes largement touchés dans les attentats. 

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