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En 1968, la révolution à coups de pavés secoue Paris

Au printemps 1968, la France a été marquée par un formidable mouvement de contestation populaire contre le pouvoir gaulliste et la société capitaliste.

Des barricades dressées près de l'Ecole de Médecine à Paris, le 11 juin 1968
Des barricades dressées près de l'Ecole de Médecine à Paris, le 11 juin 1968
Crédit : SIPA
En 1968, la révolution à coups de pavés secoue Paris
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Jean-Alphonse Richard & Loïc Farge

En 1968, les Jeux Olympiques d'hiver à Grenoble signent le triomphe de Jean-Claude Killy, qui empoche trois médailles d'or. Au JO d'été à Mexico, on assiste à la victoire de la contestation sur le podium du 200 mètres : Tommie Smith et John Carlos lèvent le poing pour défendre les noirs américains. Les poings sont aussi levés en France depuis le début de l'année. Des manifestations contre la guerre au Vietnam, des grèves, des meetings : la marmite de la contestation bouillonne. Le 22 mars, l'Université de Nanterre est occupée. Les Français découvrent un certain Daniel Cohn-Bendit, pas encore "Dany le Rouge". La Sorbonne est à son tour occupée, pour résister aux commandos de l'extrême droite.

Paris est un volcan dont l'éruption semble imminente. Le 3 mai, le Quartier latin s'embrase. C'est une révolution à coups de pavés et de lacrymogènes qui débute.

Le gouvernement du général de Gaulle n'a pas entendu la colère. Le ministre de l'Éducation, Alain Peyrefitte, fait le sourd. Les jours qui viennent vont pourtant flirter avec la guerre civile. La rue va prendre, momentanément, le pouvoir.

Les photos de l'épouvantable famine du Biafra à la une des journaux, tout comme celles de la révolte étudiante. La Sorbonne est devenue un camp retranché. Le soir, sur RTL, un dialogue de sourds s'engage en direct entre le recteur et le leader étudiant Alain Geismar.

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Voici venu le 10 mai,  la plus longue bataille rangée de Mai 68 : c'est la nuit des barricades. Le lendemain, la France est groggy. Le Quartier latin est un champ de désolation. Le pays tangue. Les étudiants et les ouvriers engagent la grève générale. On manifeste (un million de personnes, annoncent les syndicats).

Le général de Gaulle sort de son silence. Soutenu par un million de partisans qui défilent dans Paris, il va toutefois accepter accepter de dissoudre l'Assemblée nationale. Le pouvoir a plié mais n'a pas rompu. Mai 68 restera, pour toujours, le mois le plus long de l'histoire d'une nation.

(Chronique mise en ondes par Grégory Caranoni)

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