2 min de lecture Enseignement

Éducation : pourquoi les enseignants manifestent-ils une semaine après la rentrée ?

La période de la rentrée n'est pas encore achevée et déjà les enseignants ont prévu de battre le pavé, ce jeudi 8 septembre, pour s'opposer là la réforme du collège.

Le cortège de la deuxième manifestation des enseignants contre la réforme du collège, à Paris (archives)
Le cortège de la deuxième manifestation des enseignants contre la réforme du collège, à Paris (archives) Crédit : PIERRE VERDY / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

"On fait un pari. Une grève de rentrée, c'est un acte fort, dès le début de l'année, on pose le conflit", expliquait une semaine avant la reprise des cours Benoît Teste, le secrétaire général adjoint du Sns, espérant "une grève qui peut être majoritaire". L'intersyndicale composée du Snes-FSU, le premier syndicat du secondaire, du Snep, qui concerne l'enseignement professionnel, de Force ouvrière, de la CGT de Sud et de Sundep, a appelé les enseignants à se mettre en grève jeudi 8 septembre, une semaine jour pour jour après la rentrée des classes.

Leur cheval de bataille n'a pas vraiment changé, depuis un an et demi et la présentation de la réforme du collège. Avec la mise en oeuvre effective de cet ensemble de mesures lors de cette rentrée 2016, les enseignants font état de craintes, comme la mise en concurrence des matières et des collèges, voire du grignotage des horaires et des disciplines. 

Le Snes a même édité un fascicule, pour "entrer en résistance pédagogique". Parmi les pistes pour y parvenir, il est préconisé de ne pas mentionner l'aide personnalisée ni les enseignements pratiques interdisciplinaires dans les emplois du temps. Le Snalc, syndicat minoritaire qui a quitté l'intersyndicale n'est pour autant pas en reste et a publié un "mode d'emploi" pour abroger la réforme "de l'intérieur".

Une réforme contestée depuis sa présentation il y a un an et demi

Cette réforme a déjà provoqué de nombreuses manifestations depuis sa présentation. Entre autres, elle met en place l'interdisciplinarité, avec des enseignements pratiques interdisciplinaires qui ont pour but de jeter des ponts entre les matières, les classes européennes sont supprimées, et les classes bilangues disparaissent quasiment entièrement. Pour ce qui est des options comme le latin, le grec ancien ou les langues régionales, leur enseignement ne disparaît pas mais est amenuisé.

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Aux abords de cette rentrée des classes, Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Éducation nationale parlait d'une rentrée "apaisée", qui serait celle "de la réalité et non des fantasmes", dénombrant seulement 5 à 10% des collèges réticents à appliquer la réforme. 

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