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Des employés écartés des centrales nucléaires pour radicalisation islamiste

Selon un haut-commissaire de défense à la sécurité nucléaire, une personne par semaine en moyenne se verrait refuser l'accès aux centrales pour "des phénomènes de radicalisation".

À Flamaville, dans l'enceinte de la centrale nucléaire
À Flamaville, dans l'enceinte de la centrale nucléaire
Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau

Après les attentats perpétrés à Paris et Saint-Denis vendredi 13 novembre, les autorités sont sur le qui-vive face à la montée de la radicalisation islamiste en France. Après la RATP, qui serait l'entreprise qui emploierait le plus de personnes fichées "S", les centrales nucléaires seraient aussi au centre de ses préoccupations. Selon Le Journal du Dimanche publié le 22 novembre, une réunion du Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire a mis en exergue cette question avant même les attaques terroristes qui ont fait 130 morts et près de 350 blessés.

Certains employés se seraient déjà vu refuser l'accès aux centrales nucléaires pour des motifs de dérives islamistes, a même révélé Christophe Quintin un haut-commissaire de défense à la sécurité nucléaire. Le 4 novembre dernier, ce dernier est même allé plus loin avouant que "ses services sortaient des centrales une personne par semaine pour des phénomènes de radicalisation".

100.000 enquêtes administratives chaque année

L'hebdomadaire pointe même du doigt un cas précis à Flamanville dans la Manche. Clément Reynaud, ingénieur chimiste depuis dix ans et salarié d'EDF, s'est converti à l'islam en 2010 avant de demander un local pour prier en 2012. "Son dossier a été repris au niveau national par la Direction générale de la sécurité intérieure. Le dossier est jugé sérieux", relate un policier normand cité par le JDD.

Chaque année, les services de l'État mèneraient environ 100.000 enquêtes administratives auprès des 73.000 salariés travaillant dans les 19 centrales nucléaires françaises. Près de 700 salariés en moyenne, dont plusieurs dizaines pour des questions de dérives religieuses, se verraient refuser l'accès aux établissements.

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