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Des cobayes humains auraient été soumis à des inhalations de gaz d'échappement

Un groupe de recherche financé par des constructeurs automobiles aurait fait inhaler du dioxyde d'azote à des cobayes humains en 2016, pour étudier l'effet des gaz d'échappement, selon les informations du journal allemand "Stuttgarter Zeitung" rapportées par Reuters.

Un pot d'échappement de voiture (illustration)
Un pot d'échappement de voiture (illustration)
Crédit : AFP / FRED TANNEAU
Thibaut Deleaz
Thibaut Deleaz
Journaliste

Après les singes, des cobayes humains ? Le Groupe européen de recherche sur l'environnement et la santé dans le secteur du transport (EUGT) aurait commandé une étude scientifique sur les effets des gaz d'échappement sur des cobayes humains (volontaires), selon le journal allemand Stuttgarter Zeitung rapportées par Reuters.

L'étude aurait été menée en Allemagne sur 25 jeunes en 2016, à qui les scientifiques auraient fait inhaler du dioxyde d'azote, contenu dans les gaz d'échappement, pendant plusieurs heures. 

Ces révélations du Stuttgarter Zeitung interviennent quelques jours après que le New York Times a révélé le 25 janvier que l'EUGT avait mené des expériences similaires sur des singes. Ils avaient été exposés à l'inhalation de gaz d'échappement d'une Volkswagen en 2014 dans un laboratoire aux États-Unis.

Les constructeurs automobiles prennent leurs distances

Le constructeur Volkswagen s'était excusé, "convaincu que les méthodes scientifiques choisies à l'époque étaient mauvaises", dans un communiqué cité par Bloomberg. Daimler, également à l'origine du groupe de recherche, a tenu à "s'éloigner des études de l'EUGT" et a annoncé ouvrir une enquête.

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Selon le New York Times, l'EUGT, financé par des constructeurs automobiles et aujourd'hui dissout, était connu pour ses recherches voulant nuancer les effets nocifs des gaz d'échappement. Daimler, Volkswagen et BMW, qui finançaient le groupe de recherche, n'ont pas encore réagi à l'information du journal allemand Stuttgarter Zeitung.

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