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Départs en vacances : les contrôleurs aériens en grève jeudi et vendredi

Le mouvement aura des "conséquences lourdes" sur le trafic, avertit le secrétaire d'État aux Transports.

Des passagers à l'aéroport de Nice le 9 avril 2015 (archive).
Des passagers à l'aéroport de Nice le 9 avril 2015 (archive).
Crédit : VALERY HACHE / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Une semaine après la grève des taxis, qui a notamment touché de nombreux passagers des aéroports de Paris et Marseille, c'est au tour des contrôleurs aériens de se mobiliser. Ils seront en grève jeudi 2 et vendredi 3 juillet, à la veille des premiers grands départs en vacances. Cette nouvelle grève des contrôleurs aériens est la deuxième en trois mois. 

Les négociations avec le principal syndicat ont été interrompues mardi. "Les négociations sont rompues. Le gouvernement estime être allé au bout du bout et fait le choix du bras de fer. Chacun prend ses responsabilités", avertit Roger Rousseau, secrétaire national du Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien, après plusieurs jours de discussions au secrétariat d'État aux Transports. Le ministre Alain Vidalies déplore "le choix de la grève, qui aura des conséquences lourdes sur le transport aérien, tant national qu'européen, et pénalisera fortement les passagers, en cette période de départ en vacances".

Sauf rebondissement inespéré, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) va donc demander aux compagnies de réduire préventivement leurs programmes de vols ce mercredi, comme elle le fait à la veille de chaque mouvement social. Lors de la dernière grève les 8 et 9 avril, 40% des vols prévus ont été ainsi déprogrammés. 

Menace d'une nouvelle grève dans 10 à 15 jours

Les principaux points de mécontentement portent sur le budget de la navigation aérienne, la refonte des primes de la fonction publique et l'évolution des conditions d'emploi. Le secrétariat d'État aux Transports précise que "la négociation a échoué sur le montant de la prime exceptionnelle demandée par ces syndicats pour l'expérimentation d'une nouvelle organisation de travail", la proposition de 2.500 euros sur 10 mois pour chaque contrôleur concerné ayant "été jugée insuffisante". 

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Dans son préavis, le syndicat évoque "une démotivation et une inquiétude croissantes des personnels jamais vues depuis des décennies". "Nos revendications ne sont pas disproportionnées et on les défendra", estime le porte-parole, qui agite la menace d'une nouvelle grève "dans 10 à 15 jours".  La grève menée en avril a conduit à l'annulation de plus de 1.300 vols et coûté 20 millions d'euros au transport aérien français, selon la Fédération de l'aviation marchande.

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