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Corse : l'appel au calme continue après les manifestations aux slogans racistes et xénophobes

REPLAY - Après les nouveaux dirigeants nationalistes et l'évêque d'Ajaccio, c'est un représentant de la Ligue des droits de l'Homme en Corse qui condamne les manifestations du 26 et 27 décembre.

Des Corses défilent à Ajaccio après les affrontements, le 27 décembre 2015
Des Corses défilent à Ajaccio après les affrontements, le 27 décembre 2015
Crédit : YANNICK GRAZIANI / AFP
Corse : l'appel au calme se poursuit après les manifestations
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Camille Kaelblen
Camille Kaelblen

Après quatre jours de tension, de multiples appels au calme en Corse. Lundi 28 décembre, les nouveaux dirigeants nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont condamné les manifestations aux slogans racistes et xénophobes et l'agression de deux pompiers durant le weekend du 26 et 27 décembre. L'évêque d'Ajaccio a également fait part de son indignation dans les colonnes du journal La Croix. "Ceux qui commettent des actions violentes au nom de la foi chrétienne se trompent", a-t-il déclaré.

Pour le porte-parole de la Ligue des droits de l'Homme de Corse André Paccou, ce sentiment xénophobe couvait cependant déjà depuis plusieurs mois sur l'île de Beauté. "Tout a démarré depuis l'affaire de l'école de Prunelli-di-Fiumorbu", estime-t-il. En juin 2015, des enseignantes avaient été menacées pour avoir voulu faire chanter aux enfants Imagine de John Lennon en plusieurs langues, dont quatre mots en arabe, durant la fête de l'école.

Ces manifestations-là sont ultra-minoritaires

André Paccou, de la Ligue de défense des droits de l'homme en Corse

Selon André Paccou, ce climat a ensuite été renforcé par les événements de la fin de l'année. "Nous avons aussi eu un rassemblement, au lendemain des attentats de Paris, sur le même délire raciste et xénophobe. L'amplification de ce qu'il se passe depuis quelques jours est bien dans le prolongement de cela", estime ainsi le défenseur des droits de l'Homme. "Ces manifestations-là sont ultra minoritaires", tempère-t-il cependant. Selon lui, la plupart des habitants d'Ajaccio ont été "choqués de ces manifestations". 

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