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Chikungunya : premier décès en Guyane

Le virus du chikungunya a fait sa première victime mortelle en Guyane, une femme d'une quarantaine d'années.

Le virus du chikungunya s'est largement propagé en Amérique du Sud.
Le virus du chikungunya s'est largement propagé en Amérique du Sud.
La rédaction numérique de RTL & AFP

Alors qu'il décroît dans certaines régions tropicales, comme les Antilles, le chikungunya a fait sa première victime en Guyane : une femme guyanaise d'une quarantaine d'années est décédée, a annoncé ce mercredi 11 février l'Agence régionale de santé (ARS).

Le décès, qui remonte à la nuit de samedi 7 à dimanche 8 , au cours d'une évacuation sanitaire vers Fort-de-France en Martinique, est le "premier décès" causé par "l'épidémie de chikungunya" qui sévit dans ce département français d'Amérique du Sud.

Pas d'antécédent

La personne décédée ne présentait "pas d'antécédents particuliers" poursuit le communiqué.

Elle s'était "présentée aux urgences du centre hospitalier de Cayenne" le lundi2 février où elle avait alors été "hospitalisée dans le service de l'UMIT (Unité des maladies infectieuses)" avant d'être placée "en service de réanimation le vendredi 6 février" au regard de "la dégradation de son état clinique" poursuit le communiqué.

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Une évacuation sanitaire de la patiente "vers le centre hospitalier de Fort-de-France a été décidée le 7 février, mais la patiente est décédée au cours de son transfert vers la Martinique", précise le communiqué.

Plus de 10.000 cas en Guyane

"Depuis l'apparition des premiers cas de chikungunya en Guyane en décembre 2013, "on estime à 11.877 le nombre de cas, mais le nombre de nouveaux malades est stable" conclut le communiqué.

Le dernier point épidémiologique de la Cellule épidémiologique Antilles-Guyane publié début février indiquait que l'épidémie semblait "marquer le pas" fin janvier "avec un nombre de cas cliniquement évocateurs stables sur Cayenne et l'Ouest guyanais et des cas en diminution sur Kourou".

"Depuis le début de l'épidémie en Guyane, nous avions déjà déploré une dizaine de formes sévères de la maladie mais aucune n'avait nécessité d'évacuation sanitaire, ni n'avait été fatale" a indiqué l'ARS.

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