2 min de lecture Charlie Hebdo

"Charlie Hebdo" : six mois après l'attentat, retour avec les survivants de la rédaction

REPLAY - Les survivants de "Charlie Hebdo" continuent le combat du journal satirique, en dépit des douloureux souvenirs qui hantent encore leurs corps et leurs esprits.

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"Charlie Hebdo" : six mois après l'attentat, retour avec les survivants de la rédaction Crédit Média : Thomas Prouteau | Durée : | Date : La page de l'émission
Thomas Prouteau et Julien Quelen

"Aujourd'hui nous sommes une bande d'éclopés qui essaye encore de rigoler". Ces mots de Laurent Léger, journaliste à Charlie, disent l'indicible : une rédaction traumatisée mais debout. Caché sous un bureau pendant le massacre des frères Kouachi, les réminiscences de l'horreur remontent encore souvent à la surface. "Souvent quand je reparle de cet attentat je ressens physiquement l'odeur de la poudre. Je me revois dans cette salle de rédaction, quelques flashes, quelques images, je n'ai pas tout le film. On a cela en nous et on ne peut plus s'enlever cette déchirure, il faut vivre avec", déclare ainsi le journaliste au micro de RTL

Des blessures mentales mais aussi physiques

Parmi les survivants, certains doivent aussi vivre avec leurs corps blessés. L'écrivain Philippe Lançon compte dix opérations de la mâchoire tandis que Simon Fieschi, le jeune webmaster, lutte pour remarcher. Patrick Pelloux, l'urgentiste chroniqueur arrivé en premier sur les lieux, se bat lui contre ses fantômes : "Il y a eu l'attentat en Isère. Tu es comme siphonné et tu as à nouveau des cauchemars, des troubles du sommeil, c'est difficile". 

Malgré tout, Charlie reparaît chaque semaine, malgré les traditionnelles engueulades aujourd'hui plus fortes que d'habitude et malgré les disparus. "On a appris la mort de Pasqua. On se dit putain (sic), si Cabu était là... Parce que c'est Cabu qui a le plus dessiné Pasqua. On y pense aussi comme ça", témoigne ainsi le rédacteur en chef Gérard Biard.   

"Je suis Charlie", un symbole lourd à porter

Aujourd'hui la difficulté du journal satirique se révèle aussi être le poids du symbole "Je suis Charlie". "Ce n'est pas notre rôle de devenir une icône. On l'est devenu alors qu'on s'est toujours foutu de la gueule des icônes. Toutes les icônes, religieuses, politiques, du show business... Après que l'on symbolise des idées, des valeurs, oui d'accord mais on ne doit pas être les seuls à les symboliser", reprend Gérard Biard.  

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