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Chantiers navals de Saint-Nazaire : "Une entreprise stratégique pour la France"

INVITÉE RTL - Nathalie Durand-Prinborgne, déléguée syndicale FO aux chantiers navals STX, estime qu'une nationalisation des chantiers est cohérente.

Le MSC Meraviglia en construction aux chantiers navals de Saint-Nazaire, le 14 avril 2016.
Le MSC Meraviglia en construction aux chantiers navals de Saint-Nazaire, le 14 avril 2016.
Crédit : SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA
Chantiers navals de Saint-Nazaire : "Une entreprise stratégique pour la France"
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Vincent Parizot
Animateur

L'État va-t-il intervenir pour éviter que les chantiers navals de Saint-Nazaire ne passent sous pavillon étranger ? C'est en tout cas ce qu'avance le journal Libération ce 10 octobre. Le groupe sud-coréen STX, propriétaire des chantiers, les a mis en vente. Pour éviter qu'ils ne passent sous pavillon chinois, Bercy, déjà actionnaire à 33%, songerait à devenir actionnaire majoritaire des chantiers. "Cela va parfaitement avec la revendication de Force ouvrière depuis une bonne dizaine d'années de nationalisation ce site, ou a minima que le gouvernement entre en tant qu'actionnaire majoritaire dans notre capital", explique Nathalie Durand-Prinborgne, déléguée syndicale FO aux chantiers navals STX.

À l'heure actuelle, une nationalisation des chantiers semble cohérente selon elle. "Nous sommes clairement une entreprise stratégique pour la France. En cas de nécessité de construction d'un deuxième porte-avions, nous sommes actuellement le seul site en France en mesure de le construire", précise Nathalie Durand-Prinborgne. La disparition parait inenvisageable pour elle, mettant en avant les plus de 4.000 kilomètres de cotes de la France, pays à la 2e surface maritime au monde, derrière les États-Unis.

Malgré cela, l'hypothèse d'un rachat par le groupe chinois Genting Hong Kong fait planer un risque sur les emplois directs et indirects des chantiers navals. "On sait déjà depuis un certain temps que les Chinois cherchent à rentrer sur ce type de marché de construction de paquebot. Ils ont une capacité de production nettement supérieure à la nôtre et une volonté industrielle de se lancer sur ce marché. Donc, nous pourrions craindre un transfert de nos commandes dans des chantiers chinois et à terme la fermeture du site dans les années à venir", s'inquiète Nathalie Durand-Prinborgne.

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