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Cancer : pourquoi les anciens malades ne sont pas assurés comme les autres

REPLAY - Une convention instaurant le droit à l'oubli pour les anciens malades du cancer doit être signée ce mercredi 2 septembre. Un texte qui engage le gouvernement, les banques et les assureurs.

Un femme suit un traitement contre le cancer dans un hôpital de Lille, en février 2013 (photo d'illustration).
Un femme suit un traitement contre le cancer dans un hôpital de Lille, en février 2013 (photo d'illustration).
Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
Cancer : pourquoi les anciens malades ne sont pas assurés comme les autres
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Yves Calvi & Loïc Farge

Améliorer les conditions du droit à l'oubli des anciens malades du cancer : c'est l'objectif de la convention que doivent signer ce 2 septembre les assureurs, la Ligue contre le cancer et le gouvernement. C'était donc un engagement pris par Président François Hollande en février 2015, lors de la présentation du troisième plan cancer, qui se concrétise.

Le texte, baptisé Aeras (Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé), instaure pour les personnes ayant été atteintes par la maladie le droit à l'oubli. L'objectif est d'améliorer les conditions dans lesquelles elles empruntent pour pouvoir mener à bien leurs projets.

Désormais, les personnes ayant souffert d'un cancer pédiatrique avant l'âge de 15 ans n'auront pas à déclarer leur maladie cinq ans après la fin du protocole thérapeutique. Une grille de référence sera régulièrement actualisée pour tenir compte des progrès thérapeutiques, afin d'établir la liste de ces cancers pouvant systématiquement bénéficier d'un tarif d'assurance normal (sans surprime).

La convention Aeras, c'est "Star Wars" !

Céline Lis-Raoux, directrice de la rédaction du magazine "Rose"

Mais ce droit à l'oubli ne fait pas l'unanimité auprès des associations qui le trouve insuffisant. Céline Lis-Raoux, directrice de la rédaction du magazine Rose, salue d'un ton critique "un magnifique exercice de communication". Elle rappelle que le droit à l'oubli va concerner 1.300 enfants par an, alors qu'il y a 350.000 nouveaux cas de cancer chaque année dans notre pays. Elle demande "un droit à l'oubli élargi à cinq ans pour tous les jeunes malades".

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