1 min de lecture Taxis contre VTC

Bordeaux : des chauffeurs de taxis et d'UberPOP en garde à vue après une rixe

Deux chauffeurs de taxis et un conducteur d'UberPOP de Bordeaux seront jugés en septembre après leur rixe de ce lundi.

Environ 400 taxis protestaient contre le service UberPOP le 10 février 2015 à Bordeaux.
Environ 400 taxis protestaient contre le service UberPOP le 10 février 2015 à Bordeaux. Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Alors que taxis et UberPOP s'affrontent au tribunal, le combat continue également dans la rue. Ce lundi 27 avril, à Bordeaux, une rixe a opposé deux chauffeurs de taxis et un conducteur du service UberPOP. Les trois hommes, placés en garde-à-vue, ont, à la demande du Parquet été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bordeaux le 11 septembre où ils seront jugés "violences croisées avec arme par destination", en l’occurrence une barre de fer.

Selon les éléments de l'enquête, les deux chauffeurs de taxis auraient repéré le conducteur d'un véhicule du service UberPOP et l'auraient pris à partie, la discussion tournant alors au pugilat. Un chauffeur de taxi s'est vu préconiser une interruption de temps de travail (ITT) de deux jours, et le chauffeur UberPOP huit jours d'ITT.  "Cela témoigne d'une forme d'escalade dans le contentieux qui les oppose", a-t-on commenté de source judiciaire.

UberPOP, du "travail dissimulé" ?

Le directeur général d'Uber France, Alexandre Molla, avait en février, dans les colonnes du quotidien Sud Ouest, accusé les taxis bordelais de s'en prendre aux conducteurs UberPop, évoquant des "intimidations" et des "voitures rayées".

Syndicats et fédérations patronales de taxis ont annoncé le 21 avril leur volonté d'attaquer l’État par le lancement prochain d'une "procédure contre l'URSSAF, la Direccte (l'administration du Travail, ndlr) et les services fiscaux pour complicité d'organisation de travail illégal". Selon eux, le service UberPOP de l'entreprise américaine Uber en France est du "travail dissimulé".

À lire aussi
Un chauffeur Uber lors d'une manifestation à Paris, le 9 février 2016 économie
"Uber doit lutter pour ne pas se faire uberiser", explique Martial You

UberPOP est proposé par Uber sur son application pour téléphone mobile. Il met en relation des particuliers et des conducteurs non-professionnels, une activité visée par la loi Thévenoud du 1er octobre 2014 qui a renforcé les sanctions mais n'est pas encore applicable. La société de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Uber a déjà été condamnée en correctionnelle à 100.000 euros d'amende. Cependant, elle a fait appel et continue à proposer son application mobile.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Taxis contre VTC Bordeaux Rixe
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants