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Béziers : la Ligue des droits de l'Homme exige l'enlèvement de la crèche

La décision du tribunal administratif sur la décision de laisser la crèche dans l'Hôtel de ville doit être rendue ce vendredi.

Le maire de Béziers Robert Ménard devant la crèche de l'Hôtel de ville, le 5 décembre 2014.
Le maire de Béziers Robert Ménard devant la crèche de l'Hôtel de ville, le 5 décembre 2014. Crédit : PASCAL GUYOT / AFP
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La rédaction numérique de RTL
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Alors que la juge doit rendre son jugement dans la journée, un Biterrois et la Ligue des droits de l'Homme ont demandé ce vendredi 19 décembre en référé au tribunal administratif de Montpellier d'ordonner l'enlèvement de la crèche de la nativité installée dans le hall de l'Hôtel de ville de Béziers par le maire, Robert Ménard.

La juge Marianne Hardy doit se prononcer sur le fait de suspendre ou non la décision maire soutenu par le Front national d'installer cette crèche, ce qui devrait, selon les plaignants, mais pas pour la défense, entraîner automatiquement son enlèvement.

La crèche est une "atteinte à la laïcité"

La crèche de la nativité est "une atteinte à la laïcité" car elle "symbolise" la naissance du Christ un événement "au cœur de la religion chrétienne", a plaidé Me Sophie Mazas. A ses yeux, cette crèche se pose comme une "violation de la liberté de conscience et de la neutralité du service public", affirmées par la Constitution ainsi que par la loi du 9 décembre 1905 consacrant la séparation des Eglises et de l'Etat.

"La décision du maire (d'installer une crèche) viole la liberté de conscience des administrés et des requérants qui n'ont pas à voir s'imposer la religion du maire ou la religion censée avoir été dominante à Béziers", a souligné Me Mazas, rappelant que Robert Ménard, avait déjà imposé une messe pendant la dernière Feria estivale. Comme en Espagne. "Monsieur Ménard confond: la France est un pays laïc, L'Espagne est un pays catholique", a commenté Me Mazas.

Une crèche à 0,09 centimes par habitant

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Pour la ville de Béziers, Me Raphaële Hiault Spitzer a contesté la validité de l'action estimant que ni la LDH ni le Biterrois "n'avaient d'intérêt à agir", pas même au plan fiscal parce que le coût est de 0,09 centimes par habitant.

Sur le fond, Me Hiault Spitzer a assuré que cette crèche n'avait "rien de cultuelle mais qu'elle "était culturelle" et ne contrevenait donc pas à la loi de 1905 qui interdit les emblèmes ("la croix, le foulard...) ou les signes.

Une crèche dans le cadre de la tradition

"La crèche n'est pas prescrite par le Droit canon. Elle n'est pas installée par une volonté de prosélytisme. Elle est là parce qu'elle fait partie de la tradition", a-t-elle affirmé, ajoutant qu'elle s'inscrit aussi dans "le cadre du Noël occitan".

L'avocate a soulevé un éventuel problème de droit : l'impossibilité pour un jugement en référé d'ordonner l'enlèvement de la crèche même s'il annule la décision du maire.

"Si vous ne pouvez pas demander l'enlèvement de la crèche, ordonnez qu'on y mette un voile", a rétorqué Me Mazas.

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