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Inhumation d'un bébé rom : le maire de Champlan nie s'y être opposé

Christian Leclerc nie s'être opposé à l'inhumation d'un bébé rom, mais estime que sa réponse peut avoir été mal interprétée

Un cimetière (image d'illustration)
Un cimetière (image d'illustration)
Crédit : AFP
"Je n'ai pas interdit l'inhumation dans ma commune", explique Christian Leclerc
05:30
La rédaction numérique de RTL & AFP

Alors que sa décision a provoqué des réactions indignées dans la classe politique française, le maire de Champlan (Essonne), Christian Leclerc a nié dimanche 4 janvier avoir refusé l'inhumation d'un bébé rom dans le cimetière de sa commune.

"A aucun moment je ne me suis opposé à cette inhumation. La mayonnaise a été montée", a-t-il déclaré. "On avait le choix (pour l'enterrement) entre Corbeil et Champlan. J'ai dit OK mercredi matin pour l'un ou l'autre des scénarios. J'ai un SMS qui en atteste".

Une réponse mal interprétée ?

Sa réponse pourrait selon lui avoir été mal interprétée par les services de la ville. "Il y a eu une erreur de compréhension dans la chaîne de décision entre ce qu'ils pouvaient faire et ne pas faire", affirme le maire. "La personne" en charge du dossier mercredi matin, qui a contacté Christian Leclerc, alors en congés, n'était selon lui "pas habituée" à traiter ce genre de thématiques. "Elle s'est un peu pris les pieds dans les différents documents", affirme-t-il. "Je suis vraiment désolé que ça puisse avoir une telle ampleur", ajoute-t-il.


"Je n'ai pas interdit l'inhumation dans ma commune. Je sais ce que j'ai fait et je sais ce que je n'ai pas fait. C'est une vraie mascarade. Quand il y a le décès d'un bébé, on ne regarde pas l'origine vue les circonstances graves. Il n'y a pas de débat, on fait les choses qui doivent être faites et on pense à la famille", explique-t-il.

"Priorité est donné à ceux qui payent leurs impôts locaux"

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Prénommé Maria Francesca, le bébé, une petite fille de deux mois et demi, est décédé dans la nuit du 25 au 26 décembre d'une mort subite du nourrisson, selon l'association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (ASEFRR), qui suit la famille depuis huit ans.

A la demande des parents, une entreprise de pompes funèbres de Corbeil-Essonnes a pris contact avec la municipalité pour obtenir l'autorisation d'inhumer le nourrisson dans le cimetière de Champlan, mais son maire a refusé, selon cette entreprise et l'ASEFRR. "Nous avons peu de places disponibles", avait déclaré mercredi l'élu divers droite selon des propos rapportés samedi par le Parisien. "Priorité est donnée à ceux qui paient leurs impôts locaux".

Des propos sortis du contexte

Christian Leclerc assure avoir ce jour-là uniquement "expliqué comment on gérait" les cimetières "dans une commune". Il assure que ses propos ont été "sortis du contexte" par la journaliste. "En plus, la liaison était mauvaise", ajoute-t-il.

Selon Loïc Gandais, président de l'ASEFRR, l'édile a aussi "prétexté que la mort" du bébé "avait été déclarée à Corbeil-Essonnes". Pour lui, "c'est du racisme, de la xénophobie et de la stigmatisation".

Le bébé romh inhumé dans la commune voisine

La petite fille sera finalement inhumée lundi à Wissous, près de Champlan. Selon la loi, les proches d'un défunt doivent demander l'autorisation d'inhumation au maire de la commune du cimetière choisi. Il peut être inhumé dans la commune où il habitait, dans celle où il est mort, ou là où se trouve un caveau familial. Dans les autres cas, les maires peuvent s'opposer à l'inhumation.

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