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Les couloirs d'un hôpital à Marseille (photo d'illustration).
Crédit : Thibaud MORITZ / AFP
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Lors du premier épisode de canicule de 2026 survenu en mai, inédit pour ce mois, "au moins 300 décès" de plus que la normale ont été recensés en cinq jours dans l'Hexagone, a annoncé mardi 30 juin Santé publique France, précisant que le nombre de décès attribuables à la chaleur sera connu ultérieurement.
Lors des chaleurs d'une précocité et d'une intensité inédites pour un mois de mai qui ont touché 17 départements, dont 6 classés en "canicule", du 24 au 28 mai, "on a eu 300 décès en excès, ce qui correspond à une augmentation de près de 14%", a indiqué la directrice générale de Santé publique France, Caroline Semaille.
Ces décès sont "toutes causes confondues", "ce n'est pas forcément lié à la canicule ou aux fortes chaleurs", a-t-elle précisé. Le bilan du nombre de décès attribuables à la chaleur, "on n'est capable de le faire qu'à la fin de la saison chaque année".
Ce calcul repose sur les données de mortalité toutes causes issues des bureaux d'état-civil et transmises par l'Insee, comparé à un chiffre attendu de décès basé sur les six années précédentes, hors évènements extrêmes.
L'épisode de mai, "caractérisé par sa précocité et son intensité par rapport aux normales de cette période de l'année, a exposé la population peu accoutumée à cette période à de fortes chaleurs et dans une période encore importante d'activités scolaire et professionnelle", a souligné l'agence sanitaire dans un communiqué.
Les décès en excès, aux trois quarts des personnes âgées de plus de 75 ans, ont été recensés en grande majorité dans des départements de la façade atlantique et en Ile-de-France. Mais l'épisode caniculaire de mai est "très différent de celui qu'on vit aujourd'hui", a souligné le Dr Semaille.
Pour la canicule de juin, un premier bilan d'un millier de décès de plus que la normale depuis le 24 juin a été dévoilé dimanche, mais il est voué à s'alourdir. En effet, il repose principalement sur des morts recensées via les certificats électroniques de décès, qui "ne couvrent que 60% en moyenne des décès", a précisé le cabinet de la ministre de la Santé lors de la conférence de presse.
Or la canicule à peine achevée a touché "de façon bien plus importante les personnes isolées à domicile", de sorte "qu'on s'attend à ce que les chiffres, une fois consolidés, soient bien plus importants" que les 1.000 déjà recensés.
Pour autant, "l'ordre de grandeur nous laisse penser qu'on sera quand même sous les niveaux" de surmortalité de la canicule de 2003, qui avait tué près de 15.000 personnes en France hexagonale.
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