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"Une surmortalité généralisée" : sur RTL, le vice-président des Jeunes agriculteurs lance un appel au gouvernement pour compenser les pertes liées à la canicule

Après l'épisode de canicule historique qui a touché la France, le monde agricole alerte sur une hausse de la mortalité animale et des pertes de production. Invité de RTL, Jordy Bouancheau appelle l'État à soutenir rapidement les exploitants touchés.

Des vaches et des moutons paissent dans un champ, à l'abri du soleil sous un arbre, dans une ferme près de Newhaven, dans le sud de l'Angleterre, le 25 juin 2026, en pleine vague de chaleur

Crédit : CARLOS JASSO / AFP

Jordy Bouancheau, vice-président des Jeunes Agriculteurs : "On a vu une surmortalité généralisée"

00:09:33

Jordy Bouancheau, vice-président des Jeunes Agriculteurs : "On a vu une surmortalité généralisée"

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Juliette Vignaud

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L'agriculture a aussi souffert de la canicule. Alors qu'une grande partie de la France a vu refluer l'épisode caniculaire historique ce dimanche 28 juin, la vigilance sanitaire demeure dans le pays, dans la crainte d'une surmortalité. Santé publique France comptabilise depuis mercredi "environ 1.000 décès supplémentaires" par rapport aux mois précédents, un premier bilan probablement voué à s'alourdir

Une surmortalité qui concerne aussi les animaux. La ministre de l'Agriculture Annie Gennevard a fait état aux Échos d'un "impact énorme" pour les filières animales, évoquant une "mortalité plus importante et une perte de production de lait", ainsi que "des pertes de récoltes, (...) notamment dans les céréales comme le blé, le maïs". Le bilan sera évalué "à la fin des moissons", a-t-elle précisé. 

"10 à 20%" de pertes supplémentaires

Sur RTL, Jordy Bouancheau, vice-président des Jeunes Agriculteurs, évoque une "surmortalité généralisée, que ce soit dans des élevages plus intensifs, des élevages hors sol, et des élevages en plein air". "Les animaux qui s'en sortent le mieux, ce sont des animaux pour lesquels on a adapté leurs conditions de vie, c'est-à-dire avec des bâtiments avec une ventilation forcée avec de la brumisation", note-t-il, réclamant des "investissements liés à du confort, liés à de la ventilation et à de la brumisation".

"On vit quelque chose d'inédit en termes d'intensité [...] et par la durée, c'est ce qui fait que les animaux n'arrivent pas à rattraper. Et avec des nuits qui ne se rafraîchissent pas, on a des conditions de vie qui sont insupportables pour des êtres vivants", explique-t-il ce lundi 29 juin. Sur son exploitation de bovins et de volailles en Vendée, il dit avoir environ "10 à 20%" de pertes journalières supplémentaires par rapport à d'habitude.

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Face à ces pertes, Jordy Bouancheau lance un appel au gouvernement et réclame "plus de moyens" et d'"arrêter la suradministration" notamment pour gérer les flux de cadavres dans les cours de ferme. Et de conclure : "Une fois qu'on aura traité l'urgence, il faudra chiffrer ces pertes économiques et on espère que le gouvernement sera au rendez-vous pour compenser ou avoir des allègements de charges."

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