1 min de lecture Terrorisme

Attentats à Paris : "L'invocation de la guerre empêche les vrais débats", note Guillemette Faure

REPLAY / BILLET - Pour la journaliste, qui vivait aux États-Unis au moment des attentats du 11 septembre 2001, trouve que l'appel à l'unité en France n'est pas forcément réjouissant.

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Attentats à Paris : "L'invocation de la guerre empêche les vrais débats", note Guillemette Faure Crédit Média : RTL | Date :
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Générique 1
Guillemette Faure et Loïc Farge

Guillemette Faure raconte que les attentats du 13 novembre dernier lui ont "rappelé de tristes souvenirs du 11 septembre 2001". Il y a "ces photos d’inconnus disparus dont des proches espèrent encore des nouvelles, et puis dont on apprend la fin. Les bougies, les quartiers mausolées. Ces nouveaux héros, pompiers ou forces de l’ordre que l’on regarde autrement". La journaliste poursuit : "On disait : 'United we stand' (nous nous tenons unis, Ndlr) à New York en 2001, comme on se dit 'Je suis en terrasse' à Paris aujourd'hui".

"Évidemment, le 13 novembre n'est pas le 11 septembre. Et en 2001, les États-Unis n’avaient pas chez eux des milliers de candidats au jihad", note-t-elle. "Mais si certains n’aiment pas cette comparaison avec les attentats américains, c’est aussi parce qu’on a en mémoire ce qu’est devenue l’Amérique du 12 septembre", insiste-t-elle. Elle rappelle que "dans le terreau de l’émotion du 11 septembre, ont poussé deux guerres dont Barack Obama a consacré deux mandats à se dépêtrer, et sur lesquelles Daesh prospère encore aujourd'hui".

La fermeté, c’est aussi montrer aux terroristes que ce ne sont pas eux qui décident de mettre la France en guerre

Guillemette Faure
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"Certes, la France n’est pas l’Amérique. Mais il y a eu des réflexes communs : l'appel aux mesures d’exception, par exemple, le renforcement des frontières", clame-t-elle. Pour elle, "la fermeté, c’est aussi montrer aux terroristes que ce ne sont pas eux qui décident de mettre la France en guerre". Elle se souvient qu'après l’entrée en guerre contre l’Afghanistan, un journal new-yorkais avait partagé sa "une" entre George W. Bush et Ben Laden. "La guerre les avait mis au même plan. On ne peut pas faire ce cadeau à Daesh", conclut-elle. 

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