1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Attentat en Isère : les révélations de Yassin Salhi aux enquêteurs
2 min de lecture

Attentat en Isère : les révélations de Yassin Salhi aux enquêteurs

En garde à vue à Lyon, avant son transfert à Levallois-Perret, le suspect a reconnu entre autres avoir assassiné et décapité son patron, Hervé Cornara, victime de l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier.

Des agents de la police judiciaire le jour de l'attentat à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère
Des agents de la police judiciaire le jour de l'attentat à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère
Claire Gaveau
Claire Gaveau

Yassin Salhi est passé aux aveux. Mutique depuis son interpellation, vendredi 26 juin, dans l'usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier, le suspect a commencé à parler parfois de manière confuse. Déroulement des faits, motifs… Les enquêteurs de la sous-direction anti-terroriste (Sdat) cherchent à comprendre les raisons de cet attentat.

Que dit Yassin Salhi sur l'attentat ?

Selon nos informations, Yassin Salhi souhaitait faire exploser l'usine. Le but ? Créer un attentat de masse en projetant sa voiture contre les réservoirs de gaz industriels, à l'image des voitures béliers et des kamikazes de Daech. Une cible simple pour lui alors qu'il disposait d'un accès direct, en tant que chauffeur-livreur, à cette usine Seveso. Une opération totalement préméditée donc où il espérait mourir en martyr.

Devant les enquêteurs, Yassin Salhi a aussi reconnu avoir décapité son patron, Hervé Cornara. Selon les informations du Parisien, le suspect s'en serait pris à son patron sur "un parking", sur le trajet entre son entreprise, la société de transports ATC-Colicom, et l'usine Air Products. 

Quelles sont les raisons données ?

Le suspect est resté plus évasif quant aux raisons de cet attentat. "Il a notamment évoqué des difficultés personnelles liées, à la fois à son travail et à sa vie de famille qui auraient pu le pousser à commettre son geste", relaie notamment le quotidien francilien. 

À lire aussi

Des difficultés professionnelles qui pourraient s'apparenter à une dispute avec Hervé Cornara, sa victime. C'est en tout cas ce que révèlent iTÉLÉ et l'AFP. "Un employé d'ATC affirme que Y. Salhi s'est disputé avec son patron quelques jours avant les faits (...) La dispute a éclaté car il aurait fait tomber une palette lourdement chargée en matériel informatique", a publié la chaîne d'information sur Twitter

Cs faits ont rapidement été assimilés à un geste terroriste, notamment à cause de la présence d'un drapeau de l'État islamique dans la cour de l'usine. Le suspect aurait avoué avoir voulu réaliser un "coup médiatique maquillé en un acte terroriste", rapporte iTélé

Qu'en est-il du destinataire du selfie ?

Les premiers éléments de l'enquête ont également permis d'établir la présence d'un selfie macabre, pris à côté de la tête décapitée de son patron, vers un numéro canadien. La destination précise de cette photo est encore floue. Yassin Salhi n'a encore rien avoué à ce sujet. Envoyé depuis son téléphone portable, par une application de messagerie rapide, le message pourrait être destiné à la Syrie où Daech a l'habitude de récupérer photos et vidéos pour les rendre publique et revendiquer les attentats.

Un numéro qui a peut-être été utilisé dans les jours précédents l'attaque. Les enquêteurs vérifiant l'envoi d'une possible vidéo le mettant en scène comme un dernier témoignage préparé à titre posthume

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/