2 min de lecture Attentat à Nice

Attentat à Nice : un mail remet en cause les accusations portées par Sandra Bertin

Selon BFMTV, aucune adresse liée au ministère de l'Intérieur ne figure dans les destinataires du mail envoyé par Sandra Bertin, pour rendre son rapport.

Sandra Bertin, policière municipale de Nice, le 24 juillet 2015
Sandra Bertin, policière municipale de Nice, le 24 juillet 2015 Crédit : VALERY HACHE / AFP
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Eléanor Douet

C'est une polémique qui connaît des rebondissements chaque jour. Dimanche 24 juillet dans une interview accordée au JDD, Sandra Bertin, policière en charge de la vidéosurveillance à Nice, accusait le cabinet du ministère de l'Intérieur d'avoir fait pression pour qu'elle modifie son rapport sur le positionnement des policiers nationaux sur la Promenade des Anglais le 14 juillet, Le même jour, Bernard Cazeneuve annonçait porter plainte pour diffamation. Malgré cela, Sandra Bertin a maintenu ses accusations, annonçant qu'elle allait révéler l'identité de la personne qui l'aurait appelée à de très nombreuses reprises le 15 juillet pour qu'elle oriente son rapport.

Mais le mail dans lequel figure ce rapport, et consulté par BFMTV, ne contient aucune adresse liée au ministère de l'Intérieur. Aux côtés de la hiérarchie de la policière, le rapport est destiné à une commissaire de police de la Direction centrale de la sécurité publique (Dcsp). Une information qui corrobore les déclarations faites dimanche par le directeur général de la police nationale, qui expliquait lors d'une conférence de presse que l'écriture et l'envoi de ce rapport, pour des besoins internes à la police, constituait une remontée "classique" d'informations.

Un mensonge sur l'identité donnée à Sandra Bertin

Maître Adrien Verrie, l'avocat de Sandra Bertin a réagi pour défendre sa cliente, estimant plausible qu'une des deux personnes ait menti à Sandra Bertin sur son identité. "Aujourd'hui, je ne vous dis pas, et on ne vous a jamais dit, que cette personne appartenait au cabinet du ministère, mais qu'elle s'était présentée comme appartenant au cabinet du ministère", a insisté le conseil de Sandra Bertin.

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"Si (...) la personne qui était au bout du fil était effectivement un commissaire de police d'un état-major qui n'appartenait pas au cabinet, ça voudrait dire que cette personne a également menti sur sa qualité et a également utilisé une qualification qui n'était pas la sienne, ce qui serait encore plus grave", a commenté maître Adrien Verrier.

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