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Attentat à Nice : cinq ans après, la ville rend hommage aux 86 victimes

Les victimes de l'attentat, qui a fait 86 morts à Nice en 2016, ont commémoré cette soirée transformée en "enfer".

Un mémorial pour les victimes de l'attentat à Nice, le 16 juillet 2016
Un mémorial pour les victimes de l'attentat à Nice, le 16 juillet 2016
La rédaction de RTL & AFP

"Cinq ans, c'est à peine le temps de prendre conscience qu'une nouvelle vie a débuté, une vie où chaque jour est une épreuve". Les victimes de l'attentat, qui a fait 86 morts à Nice en 2016, ont commémoré ce mercredi 14 juillet cette soirée transformée en "enfer". 

Le 14 juillet 2016, Fête nationale en France, environ 30.000 personnes s'étaient rassemblées sur le front de mer qui borde la Méditerranée pour le traditionnel feu d'artifice. C'est dans cette foule que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, Tunisien d'une trentaine d'années demeurant à Nice, a foncé au volant d'un camion de 19 tonnes, fauchant des dizaines de personnes pendant deux minutes, avant que la police ne l'abatte

L'attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste État islamique, qui contrôlait alors des territoires en Irak et en Syrie et menait des attentats meurtriers dans plusieurs pays du monde, même si l'enquête n'a confirmé aucune connexion entre l'organisation ultraradicale et son auteur. 

400 personnes rassemblées

"Une chaude soirée, heureuse et festive. Qui en quelques secondes, se transforme en chaos, en stupeur, en effroi et vision d'horreur. En un enfer qui nous a enlevé nos êtres chers sous nos yeux", a rappelé dans un discours Stéphane Erbs, co-président de l'association de victimes Promenade des Anges. 

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En présence du premier ministre Jean Castex, de plusieurs ministres et du maire de Nice Christian Estrosi, quelque 400 personnes, pour la plupart victimes et familles endeuillées par l'attentat, étaient rassemblées mercredi, sous le soleil, dans les jardins de la villa Masséna, près de la Promenade des Anglais, pour une cérémonie sobre de commémoration. 

Les photos des 86 personnes tuées étaient déposées devant le cœur en plexiglas et la stèle avec leurs noms dans les jardins, a constaté un correspondant de l'AFP. "Dans une vie normale, en cinq ans, on a le temps de réaliser de beaux projets, familiaux, professionnels, associatifs. Cinq ans à l'échelle de la vie c'est une durée significative, à l'échelle de la mort c'est un grain de sable", a poursuivi Stéphane Erbs, décrivant cette vie après l'attentat, "plus difficile, plus âpre, plus amère, sujette à tant de colères et de questions". 

S'il y a une chose aussi que je peux affirmer, c'est que nous allons absolument rester debout

Hager ben Aoussi, co-présidente de l'association Life for Nice

"À suivi un hiver bien long pour veiller les morts" mais "l'été finit par revenir", a ajouté Anne Murris, présidente de l'association Mémorial des Anges, qui a perdu sa fille de 27 ans ce jour de juillet 2016. "S'il y a une chose que je peux affirmer, c'est que nous ne serons plus jamais les mêmes. S'il y a une chose aussi que je peux affirmer, c'est que nous allons absolument rester debout" et ne pas emprunter "le chemin destructeur" de la haine, a de son côté souligné Hager ben Aoussi, co-présidente de l'association Life for Nice, une voie des enfants, dont la fille a été blessée dans l'attaque. 

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