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Une école primaire à Valence en 2023.
Crédit : Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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À quelques heures de la rentrée scolaire, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a voulu rassurer après les scandales sexuels qui ont secoué le périscolaire parisien toute l'année dernière. "Tout est fait pour protéger les mineurs", a-t-il assuré ce lundi 31 août, en mettant en avant le renforcement des procédures de signalement, de prévention et de contrôle.
Dans les faits, certains parents ont déjà tranché. Pour éviter d'envoyer leurs enfants au périscolaire cette année, ils ont choisi d'autres solutions de garde, malgré un coût bien plus élevé. Demain, mardi 1er septembre, les enfants d'Arthur et Hélène, par exemple, n'iront pas au périscolaire. L'an dernier, leur fille de 6 ans n'y allait que le midi. Mais après la succession d'affaires de violences sexuelles révélées dans la capitale, le couple a décidé de changer d'organisation.
"On a dû trouver une nouvelle nounou pour les récupérer le midi à la fin des cours et, pour la plus grande, la ramener en début d'après-midi pour qu'elle puisse reprendre l'école aux horaires prévus", explique Arthur au micro de RTL.
Pas question non plus pour ce couple de laisser le plus jeune, qui entre en petite section, faire la sieste au périscolaire. Arthur dit ne plus vouloir prendre de risque. "Un jour, on a appris qu'un animateur avec lequel nos enfants avaient été en contact avait été signalé. On commence à se rendre compte qu'une grande majorité des écoles parisiennes sont touchées par des cas de signalement. À partir de ce moment-là, le combat, ça a vraiment été de se demander ce que nous, on pouvait faire", poursuit-il.
Pour le couple, il a donc fallu trouver une nourrice disponible en milieu de journée, avec des enfants scolarisés dans deux écoles différentes. Un véritable casse-tête, raconte Hélène. "Si on veut les retirer de la cantine à Paris, il faut être disponible entre 11 heures et 15 heures. Avec des enfants qui ne retournent pas à l'école à la même heure, j'ai envisagé d'arrêter de travailler. On en vient à se demander si, pour la sécurité de nos enfants, on ne va pas devoir sacrifier une carrière", dit-elle.
Tout le monde ne peut pas se permettre un tel changement de mode de garde. Hélène et Arthur vont débourser près de 1.500 euros par mois, contre une centaine d'euros l'an dernier pour le périscolaire.
Interrogée par RTL, la mairie de Paris estime, de son côté, qu'il est encore prématuré d'établir une tendance sur les inscriptions au périscolaire pour cette rentrée.
De son côté, le ministre a rappelé plusieurs mesures déjà engagées : un protocole national publié en mars pour harmoniser la prise en charge des signalements de violences sexuelles dans les établissements scolaires, un futur questionnaire destiné aux élèves de la grande section à la terminale, ainsi qu'un projet de fichier national des personnes révoquées du milieu scolaire pour empêcher leur réembauche dans une autre structure.
La rectrice de l'académie de Paris, Julie Benetti, a elle aussi insisté sur la nécessité de renforcer les procédures. "Nous avons un devoir catégorique de protéger les enfants qui nous sont confiés", a-t-elle déclaré lors de sa conférence de rentrée.
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