1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Air France : peine confirmée pour les ex-salariés jugés dans l'affaire de la "chemise arrachée"
2 min de lecture

Air France : peine confirmée pour les ex-salariés jugés dans l'affaire de la "chemise arrachée"

Air France a salué ce mercredi 23 mai la confirmation de la condamnation de ses anciens employés dans l'affaire de la "chemise arrachée". La CGT fustige une "justice de classe".

Deux cadres d'Air France avaient fui l'aéroport de Roissy en escaladant un grillage en 2015.
Deux cadres d'Air France avaient fui l'aéroport de Roissy en escaladant un grillage en 2015.
Crédit : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le jugement des anciens employés d'Air France, rejugés en mars dans l'affaire de la "chemise arrachée", est tombé. Quatre ex-salariés de l'entreprise, dont l'un avait été relaxé en première instance, ont été condamnés ce mercredi 23 mai pour violences à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis. La cour a également confirmé les peines d'amende de 500 euros infligées à huit autres prévenus, qui étaient poursuivis pour des dégradations commises le 5 octobre 2015.

A l'appel de l'intersyndicale, 1.500 salariés avaient défilé ce jour-là contre un projet de restructuration menaçant 2.900 postes. La manifestation avait dégénéré et dans la cohue, le DRH et le directeur long-courrier du groupe avaient été pris à partie, ainsi que des vigiles assurant leur protection. Les images des deux cadres prenant la fuite, chemise arrachée ou en lambeaux, avaient eu un retentissement mondial. 

Par la voix d'un de ses avocats, Air France s'est félicitée ce mercredi 23 mai à l'issue de l'audience que "tant la cour d'appel que le tribunal de Bobigny aient jugé que ce type de violences était absolument inacceptable".  

"Une justice de classe" pour la CGT

Mais pour la défense, les "coupables étaient désignés par Air France" et "condamnés avant même que le procès commence". "La vérité n'a intéressé la Cour à aucun moment", a ainsi regretté Me Lilia Mhissen, se disant "écoeurée" par une "décision politique". 

À lire aussi

"C'est vraiment une justice de classe" a réagi Karine Monségu, cosecrétaire générale de la CGT Air France. "C'est étouffer toute forme de contestation, de militantisme, et cela vise surtout la CGT".  

Sur 18 personnes renvoyées devant la justice à l'issue de l'enquête, 17 étaient membres de la centrale de Montreuil. Et parmi les quatre prévenus, l'un était délégué syndical et avait assuré à l'audience avoir fait de son mieux, en syndicaliste "responsable", pour protéger les dirigeants de la foule en colère.

Cette ultime décision dans le feuilleton de la "chemise arrachée" intervient alors que la compagnie aérienne, qui avait réussi à renouer avec les bénéfices l'an passé, est empêtrée depuis février dans un conflit social marqué par 15 jours de grève cumulés et la démission début mai du PDG de la holding Jean-Marc Janaillac. Dans ce contexte, "la société Air France souhaite ardemment tourner la page de ce triste épisode qu'a connu la compagnie", a ajouté son avocat.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/