3 min de lecture Année 2020

Est-ce que 2020 est une année bissextile ?

ÉCLAIRAGE - Tous les quatre ans se passe un étrange phénomène : le calendrier comprend 366 jours au lieu de 365. 2020 est une année bissextile et comptera donc un 29 février.

Un calendrier (illustration)
Un calendrier (illustration) Crédit : Pxhere
Marie Gingault

Tout ceux qui sont nés un 29 février le savent, quatre ans, c'est long. En effet en 2020, notre calendrier en profitera pour rattraper le retard de la planète Terre autour du Soleil en comptant un jour en plus au calendrier, le 29 février. 

366 jours au lieu de 365 : ce jour en plus a pour but de réguler le calendrier afin de mieux s'aligner sur l'année tropique, qui définit les saisons. En effet, la Terre ne met pas 365 jours tout juste pour réaliser sa révolution autour du soleil mais précisément 365,2422 jours... et oui, tout de suite c'est plus compliqué. 

Alors pour parfaire ce décalage créé par ce quart de jour, on voit revenir la date du 29 février une fois tous les quatre ans. Ce jour intercalaire a été mis en place par Jules César lors de l'adoption de son calendrier julien, en 708 après Jésus-Christ, sous les conseils de l'astronome Sosigène d'Alexandrie. 

Un terme issu du latin

Le terme de bissextile vient du latin "bis" soit "deux fois" et "sextus" qui signifie "sixième". Le "bisextus" désigne le second sixième jour avant les calendes de mars, à savoir, un second 24 février. 

Des exceptions

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Malgré ce système ingénieux, il y a un mais : tous les 400 ans, il y a un excès de trois jours dans le calendrier calendaire, si l'on ajoute un jour tous les quatre ans. C'est là qu'intervient la réforme grégorienne du calendrier, en 1582, où la règle a été légèrement modifiée. 

Pour qu'un année soit bissextile, elle doit respecter l'une des deux règles suivantes :
- L'année doit être divisible par 4 et non divisible par 100 (comme 2020)
- L'année doit être divisible par 400 (comme 1600 ou 2000). 

Entre 1600 et 2000 il y a eu des années bissextiles tous les quatre ans, sauf trois années qui étaient divisibles par 100 mais pas par 400 : 1700, 1800 et 1900. Ainsi en 2000, les années calendaires et solaires étaient synchrones. 

Pourquoi la date du 29 février ?

Si ce jour en plus tombe un 29 février, cela s'explique par le fait que pendant l'Antiquité, le premier jour de l'année était en mars, "On a donc pensé que s'il fallait ajouter une journée tous les quatre ans, ce serait au dernier jour de l'année" explique le physicien Jean-Pierre Martin. 

Et comme tous les autres jours de l'année, le 29 février est attribué à une fête. Il s'agit de la Saint-Auguste. Il s'agit d'un prêtre-missionnaire normand exécuté en Chine en 1856 pour avoir tenté de christianiser les campagnes chinoises. Le Pape Léon XIII l'a béatifié en 1900, ce dernier lui a attribué ce jour de l'année où il n'y avait pas de 29 février (puisque qu'il s'agit d'une année divisible par 100). 

Le 29 février, les femmes pouvaient demander les hommes en mariage

Les années bissextiles sont remplies de traditions. Une légende venant d’Irlande raconte qu'en ce jour spécial du 29 février, les femmes pouvaient demander les hommes en mariage. Cette initiative aurait été réclamée par les femmes, se plaignant du manque d'initiative des hommes. Elle supplièrent donc Sainte Brigide de négocier une exception quadriennale avec Saint Patrick et ce fût chose faite. 

Si un homme s'aventurait à refuser la demande de la femme, la tradition voulait qu'il devait lui offrir douze paires de gants, pour lui permettre de cacher sa main non-baguée. Si la tradition n'a pas vraiment franchi la frontière irlandaise elle a longtemps été respectée et adoptée par les cultures voisine. 

Bien que les lois moyenâgeuses qui appuyaient cette tradition soient maintenant abolies, le folklore perdure encore un peu en Irlande, afin de déconstruire l'image du modèle traditionnel. Le jour du "Ladie's Privilege" permet donc aux femmes irlandaises de bouleverser les traditions en posant la fameuse question "Will you marry me ?".

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