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"10 points de suture et 18 agrafes à l'arrière du crâne" : une joggeuse attaquée par un chamois dans le Doubs, la préfecture autorise la mise à mort de l'animal

Une joggeuse de 30 ans a été grièvement blessée par un chamois près de Besançon, dans le Doubs, lors d'une attaque survenue fin septembre. Face à cette quatrième agression recensée depuis 2018, les autorités ont décidé d'autoriser une intervention ciblée pour retrouver l'animal.

Un chamois (Illustration).

Crédit : Henry AUSLOOS/SIPA

"10 points de suture et 18 agrafes à l'arrière du crâne" : une joggeuse attaquée par un chamois dans le Doubs, la préfecture autorise la mise à mort de l'animal

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Dimitri Rahmelow

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Dans le Doubs, une joggeuse de 30 ans a été violemment encornée par un chamois près de Besançon fin septembre. Habituée à croiser ces animaux sur ce parcours sans jamais se sentir en danger, elle a été victime de violents coups de cornes. "J'ai vu un chamois avec les cornes et la tête et je vois juste ça me foncer dessus. Et après, je suis tombée dans les pommes", raconte-t-elle à RTL. 

À son réveil, elle découvre ses blessures : "Quand je me suis réveillée, je me suis relevée. J'étais blessée à l'épaule, c'est là où la bête m'a encornée. J'ai les deux cornes sur l'épaule gauche et j'ai une plaie en Y à l'arrière du crâne", explique-t-elle. Elle a finalement reçu "10 points de suture au niveau de l'épaule gauche et sous l'aisselle" ainsi que "18 agrafes à l'arrière du crâne".

Une quatrième attaque depuis 2018

Face à cette nouvelle agression, présentée comme la quatrième attaque recensée depuis 2018, la préfecture a décidé d'autoriser un tir pour neutraliser l'animal tenu pour responsable, au moins de la dernière attaque. L'objectif affiché n'est pas de lancer un abattage généralisé, mais de cibler le chamois concerné.

Cette opération s'annonce toutefois complexe. Benoît Fabbri, directeur des territoires, en charge de l'opération, souligne la difficulté de repérer le bon animal dans une population estimée à quelques dizaines de chamois. "La difficulté, c'est d'identifier le chamois en question, mais il va falloir du repérage", explique-t-il.

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Les autorités comptent donc sur un travail d'observation pour tenter de retrouver l'animal. "On a une population qui est de l'ordre de quelques dizaines de chamois. S'il y a de nouvelles attaques, ce sont des informations qui nous seront très utiles pour éviter que ça se reproduise", précise Benoît Fabbri.

La préfecture écarte en revanche toute idée d'abattage systématique des chamois. Même si l'identification du responsable peut être longue, la réponse retenue reste celle d'une intervention ciblée, dans l'espoir d'empêcher une nouvelle attaque près de Besançon.

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