2 min de lecture Jihad

Adolescents jihadistes en Syrie : "On n'est pas à l'abri", dit l'imam de Drancy

INVITÉ RTL - Après le retour des deux adolescents partis faire le jihad en Syrie, l'imam de Drancy lance un avertissement : la France doit faire attention à la radicalisation de ses jeunes désœuvrés.

Hassen Chalghoumi, l'imam de Drancy, était l'invité de RTL Soir mardi 28 janvier 2014
Hassen Chalghoumi, l'imam de Drancy, était l'invité de RTL Soir mardi 28 janvier 2014 Crédit : RTL
micro générique
La rédaction numérique de RTL

"On n'est pas à l'abri". L'imam de Drancy tire la sonnette d'alarme. Les deux lycéens qui s'étaient envolés le 6 janvier dernier pour la Turquie avec l'intention de combattre en Syrie au côté des jihadistes sont rentrés en France. Mais près de 250 Français ou étrangers vivant en France y combattraient toujours, tandis qu'une centaine seraient en transit pour s'y rendre.

Aussi, à l'instar de Manuel Valls, Hassen Chalghoumi voit dans la radicalisation des jeunes l'un des principaux périls qui guette l'Hexagone dans les années à venir.

"Je pense la même chose. Ça fait des années que je dis de faire attention, explique-t-il au micro de RTL, pointant du doigt "une jeunesse désorientée sans objectif pour l'avenir", qui "manque de connaissances sur sa propre religion" et "essaie de détourner les problèmes sociaux vers les problèmes religieux". "Là, il faut une vigilance des parents et de la société civile, prévient-il. On n'est pas à l'abri".

Lutter contre l'ignorance

Pour endiguer cette fuite en avant vers le terrorisme, le responsable musulman veut miser sur la pédagogie. Il lance un appel aux parents qui voient leurs enfants se radicaliser : "Faites appel aux imams modérés pour leur expliquer ce qu'est réellement le jihad, lâche-t-il. Dans chaque ville, il y a des imams. Il faut que les parents en parlent".

À lire aussi
Le drapeau de l'Etat Islamique, le 23 août 2013. (archives) terrorisme
L'État islamique veut lancer une "nouvelle phase" en ciblant Israël

Selon lui, les deux adolescents toulousains sont d'abord "des victimes de l'ignorance". "Ils ne savent pas ce qu'englobe le terme de jihad. Quand ils tombent dans des réseaux vastes comme Internet, ils sont des proies faciles, assure-t-il. Des parents demandent si c'est une guerre sainte en Syrie. Il faut qu'on donne les vrais arguments pour les empêcher d'aller dans une guerre civile", poursuit-il.

"Heureusement, ces deux jeunes ne sont pas rentrés dans le combat. Ils ont de la chance, normalement, ils ne seraient pas rentrés vivants. Mais pour les autres qui sont déjà sur le terrain, c'est très dangereux, explique Hassen Chalghoumi. Les parents doivent dénoncer, aller vers les autorités et les imams".

>
Adolescents jihadistes en Syrie : "On n'est pas à l'abri", dit l'imam de Drancy Crédit Image : RTL | Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Date :
La rédaction vous recommande
Lire la suite
Jihad Toulouse Adolescent
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants