Meurtre d'Aurélie Fouquet : "Ils voulaient tuer du flic, et ils ne lui ont laissé aucune chance", dénonce Thierry Moreau

REPLAY / TÉMOIGNAGE - Le coéquipier d'Aurélie Fouquet s'est exprimé ce jeudi 17 mars, lors du procès.

>
Meurtre d'Aurélie Fouquet : "Ils voulaient tuer du flic, et ils ne lui ont laissé aucune chance", dénonce Thierry Moreau Crédit Image : WITT/SIPA/130 Crédit Média : Cindy Hubert

Un témoignage était très attendu ce jeudi 17 mars, au procès du meurtre d'Aurélie Fouquet ouvert depuis le 1er mars. Neuf hommes sont depuis jugés pour un braquage avorté en 2010. Un braquage qui s'est soldé par la mort de cette jeune policière municipale, après une poursuite sanglante sur l'autoroute A4. Mais Aurélie Fouquet n'était pas seule ce jour-là, Thierry Moreau qui était son binôme a vu sa coéquipière mourir sous ses yeux. Le policier fait de son mieux pour ne pas flancher et se raccroche aux mots "les rues", "l'heure", le jargon du métier. Sauf que le grand gaillard pleure durant toute sa déposition. 

Le jour du drame, on les prévient qu'une fusillade est en cours sur l'autoroute sans plus de détails, tandis qu'ils se trouvaient à Villiers-sur-Marne. Sur les lieux, un fourgon est couché au milieu de la route, mais ils ne font pas le lien. "Et c'est à ce moment-là que ça a commencé à arroser, raconte le policier, des hommes nous tiraient dessus à la kalachnikov sans un mot". Thierry Moreau traumatisé, se souvient de l'odeur de la poudre et du sang d'Aurélie. "Ils voulaient tuer du flic et ils ne lui ont laissé aucune chance", dénonce-t-il. 

Tant que les coupables n'auront pas le courage d'avouer leurs actes, je ne partirai pas de Villiers-sur-Marne

Thierry Moreau, coéquipier d'Aurélie Fouquet

Aujourd'hui encore, le policier est loin d'aller mieux. L'expert parle d'un syndrome très grave de culpabilité du survivant. À la suite du drame, Thierry Moreau n'a jamais demandé sa mutation et passe tous les jours devant le carrefour, rebaptisé "Aurélie Fouquet". C'est alors qu'en pleine audience, il fait glisser la fermeture éclair de son blouson en cuir et montre sa poitrine, où une balle est toujours logée dans le côté droit. 

Et sans prévenir, le colosse s'effondre : "Vous savez quoi ? J'en ai marre de l'appeler Aurélie Fouquet. Nous, c'était notre pitchoune, alors je vais l'appeler pitchoune". Il se tourne vers le box des accusés, où Redoine Faïd et les autres restent impassibles. Tout en les fixant du regard, le policier affirme que "tant que les coupables n'auront pas le courage d'avouer leurs actes", il ne partira pas de Villiers-sur-Marne. C'est "une promesse", qu'il fait "à la pitchoune". 

La rédaction vous recommande
par Cindy HubertJournaliste RTL
Suivez Cindy Hubert sur :
VOUS AIMEREZ AUSSI
PLUS DE VIDÉOS
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

article
7782421412
Meurtre d'Aurélie Fouquet : "Ils voulaient tuer du flic, et ils ne lui ont laissé aucune chance", dénonce Thierry Moreau
Meurtre d'Aurélie Fouquet : "Ils voulaient tuer du flic, et ils ne lui ont laissé aucune chance", dénonce Thierry Moreau
REPLAY / TÉMOIGNAGE - Le coéquipier d'Aurélie Fouquet s'est exprimé ce jeudi 17 mars, lors du procès.
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/meurtre-d-aurelie-fouquet-ils-voulaient-tuer-du-flic-et-ils-ne-lui-ont-laisse-aucune-chance-denonce-thierry-moreau-7782421412
2016-03-17 20:20:00
http://media.rtl.fr/cache/b163RokGQUdl7TDtozdLMA/330v220-2/online/image/2016/0301/7782129878_des-agents-de-police-municipale-lors-d-un-hommage-a-aurelie-fouquet-le-20-mai-2012-a-villiers-sur-marne.jpg