Revivez l'interview de Nicolas Sarkozy à #RTLMatin

REPLAY - L'ancien président de la République était l'invité de #RTLMatin, mercredi 4 novembre. Il a répondu aux questions d'Olivier Mazerolle avant de dialoguer avec les auditeurs.

Au cœur d'une actualité chargée, Nicolas Sarkozy était l'invité de #RTLMatin. Il a notamment évoqué la sécurité et la lutte contre le terrorisme, la politique européenne, les élections régionales ou encore la place du Front national en France. En défendant une vision très régalienne de l'État, où "la sécurité est la priorité des priorités", Nicolas Sarkozy a parachevé un retour aux affaires entamé il y a un peu plus d'un an maintenant. Devant plusieurs de ses fidèles, notamment Éric Woerth, Brice Hortefeux, Christian Estrosi, Éric Ciotti ou Hervé Mariton, l'ancien président de la République a présenté une série de mesures à mettre en place si la droite remporte l'élection présidentielle en 2017. Ce "socle commun" destiné à s'imposer au candidat qui remportera la primaire Les Républicains l'année prochaine. 

Une vision qui a notamment permis à l'ancien chef de remonter dans les sondages. Le chef des Républicains détrône ainsi Alain Juppé, selon la dernière enquête BVA publiée lundi dans la presse quotidienne régionale.

Vers un Front républicain aux régionales ?

8h28 - À l'approche des régionales, la question du Front républicain est aussi sur toutes les lèvres. "Je n'ai jamais appelé à voter pour le Parti socialiste et ça ne va pas commencer. Je me bats de toutes mes forces pour que ça n’arrive pas. Xavier Bertrand et Christian Estrosi, ces deux candidats sont courageux et talentueux et se battent pour des régions qui ont été mises à mal par les socialistes", regrette Nicolas Sarkozy.

La région Nord-Pas-de-Calais-Picardie a souffert de tant de crises, il faut faire confiance à Xavier Bertrand parce qu’il n’y a que lui qui peut sortir la région du marasme. C’est le symbole de l’accueil et de l’ouverture de la France", lance-t-il. 

Je n'ai jamais appelé à voter pour le Parti socialiste et ça ne va pas commencer

Nicolas Sarkozy
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La TVA sociale

8h26 - L'une des dernières questions des auditeurs concerne la TVA sociale. "Je l’ai fait en 2011 mais on se demande pourquoi François Hollande l’a éliminée. En 2009 et 2010, il y a eu une baisse de la croissance, j’ai hésité et j’ai eu peur que faire deux points de TVA en plus plonge le pays dans une récession plus grande", détaille-t-il avant d'attaquer François Hollande : "Monsieur le président c’est vous le président, ce n’est plus moi". 

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Le Front national en France

8h23 - "Marine Le Pen n’a aucune expérience. Sa volonté d’isoler la France conduira au drame. Elle dit un tissu d’erreurs, c’est mon devoir de le dire. Et si je suis revenu en politique c’est pour cela. Je leur dit que le choix du pire est le pire des choix. Nous avons cette responsabilité. Nous avons tiré les leçons de nos erreurs mais justement je reviens enrichi de ces échecs", lance-t-il contre le Front national.   
8h21 -  "Il y a 7 milliards individus sur terre. Le centre de gravité du monde s’est déplacé de l’Occident vers l’Asie. Il y a un sentiment de savoir si on va pouvoir continuer à vivre avec nos idées, nos valeurs et notre terroir. Cela provoque des tensions et l’envie de jeter le bébé avec l’eau du bain. Je suis de ceux qui pensent que les leçons de moral n’ont aucun sens en la matière". 

La volonté de Marine Le Pen d’isoler la France conduira au drame, c’est mon devoir de le dire

Nicolas Sarkozy

8h18 - Le Front national ne cesse de progresser en France. Est-il temps de changer de stratégie ? "Pour Nicolas Sarkozy, "Marine Le Pen n'a aucune réponse". "Les montées des forces d’extrême droite qui refusent tous les systèmes, on les voit partout. Ce n'est pas qu’un problème français", dit-il en faisant référence à Alexis Tsipras ou Donald Trump. 

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La France, "pays de race blanche"

8h15 - Le scandale Nadine Morano n'est pas encore oublié pour les Républicains. "Quand un humoriste insulte qui que ce soit, c’est inadmissible, sexiste et scandaleux. Mais, je ne suis pas un humoriste j'ai considéré qu’on ne pouvait pas être tête de liste en Meurthe-et-Moselle en expliquant que la France était une race. Ce n’est pas une race, mais une culture, une identité mais pas une race. On peut être Français quel que soit sa couleur de peau. J’ai dit à Nadine Morano qu’il suffisait d'écrire une lettre en disant que les mots ont dépassé sa pensée et qu'elle ne pensait pas tout cela". 

"J’ai pensé à tous les Français et je ne pouvais pas accepter ça parce que je voulais parler à tous les Français. Adhérent des Républicains ce n’est pas pour faire rien, pas une question de race. J’étais triste de faire cela mais je l’ai fait. Les autres commentent mais je dois décider et si c’était à refaire je le referais". 

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Quelle position en Syrie ?

8h12 - La première question des auditeurs concerne la situation en Syrie et la place de Bachar al-Assad. "J’en ai parlé avec Vladimir Poutine et j’ai des sentiments mitigés. Bachar al-Assad prend la responsabilité personnelle de 250.000 morts syriens par l'utilisation d'armes chimiques sur le peuple syrien. On ne peut pas incarner l’avenir de son pays, on peut trouver un compromis entre faire partir Bachar al-Assad et le garder 40 ans. On doit discuter des conditions de son départ, il ne peut pas faire partie de l’avenir de la Syrie mais son parti, sa minorité et les personnes qui ont travaillé avec lui doivent participer à la reconstruction du pays. 

Bachar al-Assad prend la responsabilité personnelle de 250.000 morts syriens

8h02 - Place au journal de 8h00 avant de laisser les auditeurs poser leurs questions à l'ancien président de la République.

L'affaire Air cocaïne

8h00 - L'ancien président de la République est actuellement cité dans l'Affaire Air cocaïne. "Quand j’ai découvert que j’avais été géolocalisé, on a comparé les téléphones que j’appelais avec ceux appelés par des trafiquants de drogue. Manuel Valls disait que s’agissant des gens fiché S, on n'avait pas de moyens pour surveiller tout le monde. On pourrait allouer les moyens à la place de ceux qui me suivent. Pourquoi les contribuables doivent payer de telles sommes ?", a-t-il questionné. 

Pourquoi les contribuables doivent payer de telles sommes me surveiller ?

Nicolas Sarkozy
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Retraite, chômage... Quel modèle social ?

7h57 - "Si on doit faire de la politique pour être aimé, il vaut mieux changer de métier rapidement. Je ne me présente pas comme un bloc d’acier sans sentiment. Pour faire de la politique il en faut, sinon on est un monstre. J’ai beaucoup réfléchi et travaillé sur tout ça en 2008 le monde s’est écroulé. Il y a eu une crise économique stratosphérique comme on en avait pas connu depuis 1929. Mon travail a été de sauver les Français". 

7H55
-  Au sujet de la dernière réforme des retraites, "aucun syndicat n’a refusé de signer cette réforme alors qu’ils savaient qu’il en fallait une. C’est une façon pour François Hollande de tourner le dos à ses engagements. Le régime chômage dans deux ans aura 35 milliards de déficit. il doit favoriser la reprise du travail".

C’est une façon pour François Hollande de tourner le dos à ses engagements

Nicolas Sarkozy

7h53 - Quel modèle social ? "Je pense que le lieu adéquat pour la négociation est l’entreprise. Tous ces sommets ou chacun prend des postures ne servent à rien. La négociation doit descendre en bas de la pyramide pour que chacun donne sa réponse. Je ne vois pas au nom de quoi on interdirait aux gens de travailler plus ou gagner plus". 

Exécution des peines

7h51 - La sécurité c’est un sujet majeur pour le quotidien des Français mais si le Président ne prend pas en charge la sécurité des Français qui le fera ? On peut dire qu’il y a le chômage. Je ne veux pas polémiquer sur Bernard Cazeneuve. Il n'y a aucune politique pénale mise en oeuvre par Christiane Taubira. Elle est fondée sur le laxisme et la non application des peines", dénonce Nicolas Sarkozy. 

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7h48 - Concernant l'exécution des peines, "le problème existait à mon époque", selon Nicolas Sarkozy. "Nous essayons de trouver des solutions. 100.000 peines sont prononcées chaque année et elles ne sont pas appliquées. Nous proposons que les aménagements de peine ne soient autorisés que pour celles inférieures à six mois. Toutes les personnes parties faire le jihad, à la minute ou elles rentrent, on ne les laisse pas rentrer. Nous avons besoin de 80.000 places. Le coût de la fermeture de Fesseinheim, 4 milliards d'euros, devrait être alloué aux prisons". 

Autre dossier pointé du doigt par Nicolas Sarkozy ? Les Mistral. "La France avait donné sa parole de vendre les deux Mistral à la Russie. La décision démagogique qui a été prise par François Hollande de refuser de vendre les deux Mistral, ça a coûté aux contribuables directement un milliard et indirectement deux milliards. Les sanctions européennes excluaient cela".

7h45 - Sur les autoroutes, "il y a des radars embarqués, ces machines sont dans des voitures banalisées qui enregistrent la vitesse. Elles sont pilotées par deux policiers à quoi servent-il ? Les contractuels vous dressent un PV ce ne sont pas des agents de l’État". 

La sécurité, priorité de Nicolas Sarkozy

7h43 - La question de la sécurité et de la police est l'une des priorités de Nicolas Sarkozy. "La première conviction est de recentrer le travail de la gendarmerie et la police sur les missions essentielles : l'ordre public, que vous n’ayez pas peur, le renseignement et l’investigation pour retrouver les coupables de crimes et délits. Elles sont embarrassées de quantité de missions qui pourraient être faites par les autres".

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7h40 - La première question concerne Manuel Valls alors que le Premier ministre avait critiqué la sortie de l'ancien président de la République. "Il a le droit de dire ce qu’il veut mais je n’ai pas l’intention de l’interroger pour savoir ce que je dois dire ou pas. La question est de savoir si l’autorité de l’État est respectée, s'il a une solution à l’explosion de l’insécurité", a déclaré Nicolas Sarkozy. 

"Il y a un problème. On essaye de débattre pour voir s'il y a une solution aux problèmes des Français qui ont peur quand ils prennent le train, sont dans une gare ou sont dans le métro. L’observatoire dit que depuis trois ans, tous les agrégats sur la violence et les vols explosent".

7h30 - N'hésitez pas à poser vos questions et à commenter l'interview sur les réseaux sociaux grâce au hashtag #RTLMatin

7h20 - Nicolas Sarkozy, qui répondra aux questions d'Olivier Mazerolle dès 7h40, est arrivé dans les studios de RTL. 

Crédit : RTL.fr / Antoine Daccord
Nicolas Sarkozy, dans les locaux de RTL, le 4 novembre 2015
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2015-11-04 07:32:00
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