4 min de lecture Édouard Philippe

Impôts, Mercier, Pénicaud... Édouard Philippe dresse le bilan avant le Conseil des ministres

MINUTE PAR MINUTE - Le Premier ministre explique vouloir "faire en sorte que l'économie reparte plus vite et que cela permette la création d'emplois".

Elizabeth Martichoux L'invité de RTL Elizabeth Martichoux
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Édouard Philippe, invité de RTL, mercredi 9 août Crédit Image : Essia Lakhoua / RTL | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Après un mois de juillet marqué par une succession de polémiques, le gouvernement tient ce mercredi 9 août, son dernier Conseil des ministres avant les vacances. Seul impératif : être en mesure de regagner leur ministère, si besoin.

Ces dernières semaines ont été chargées pour Édouard Philippe et son gouvernement avec la réforme du Code du travail, la loi Confiance, la baisse de 300 millions d'euros de dotation aux collectivités et la charte pour la transparence du statut de première dame.

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Dernière annonce en date : les "lettres plafonds", qui constituent l'embryon du délicat budget 2018, envoyées lundi à tous les ministères. Cela s'inscrit dans un vaste plan d'économies et de baisse d'impôts pour l'année prochaine. Ces lettres, sur lesquelles le premier ministre travaillait depuis plusieurs semaines, fixent par portefeuille les montants et effectifs maximum dont pourront bénéficier les ministères l'an prochain, a précisé son entourage. 

Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe

7h59 - À la question, "est-ce l'enfer à Matignon ?", Édouard Philippe répond : "C'est un métier exaltant, difficile qu'il faut prendre au sérieux. Je ne dirais pas que c'est l'enfer par rapport à ceux qui, tels que des médecins de campagne se démène ou ceux qui se lèvent à 4 heures du matin pour aller nettoyer des sols industriels. Ce n'est pas un enfer, c'est un métier difficile avec des responsabilité que j'essaye de faire sérieusement".

7h53 - "Il y a depuis longtemps une pratique dans l'État qui s'appelle le gel des crédits (...) Nous avons annulé des crédits gelés. Ils n'avaient été engagés par personne donc pas sur des projets en cours. J'étais étonnée d'entendre des députés socialistes venir nous reprocher d'annuler des crédits gelés alors le précédent gouvernement avait fait de même. Nous savions que la situation financière n'était pas bonne, mais je ne pensais pas qu'elle était aussi mauvaise", explique le premier ministre.

"On va tailler dans les impôts. On va baisser les impôts. Nous voulons baisser les impôts, martèle Édouard Philippe. Nous voulons faire en sorte que l'économie reparte plus vite et que cela permette la création d'emplois et qu'on ne soit pas dans un pays qui ne bouge plus et qui soit dans une croissance molle (...) Il y aura des efforts partout".

7h51 - Le gouvernement a lancé un projet de loi pour réformer le Code du travail. L'opposition, notamment à travers Jean-Luc Mélenchon et la CGT, a annoncé une manifestation contre cette réforme le 12 septembre. "Les Français ont envie d'avancer, ils ont envie de mouvement, pas de blocage", estime le premier ministre.

7h48 - Concernant les affaires qui entourent Muriel Pénicaud, Édouard Philippe déclare que la ministre du Travail s'est exprimée "de façon extrêmement clair et extrêmement ferme sur ces faits et sur l'enquête en cours". Il ajoute : "J'ai expliqué dès que j'ai pris mes fonctions que je fixais à l'ensemble des membres du gouvernement une règle d'une très grande clarté consistant à dire que si un membre du gouvernement était mis en examen, il était conduit à démissionner immédiatement. C'est clair, c'est formulé de façon très clame. C'est une règle précise et elle sera respectée". Il ajoute ensuite : "Je voudrais lui rendre hommage car c'est un travail considérable qu'elle a fait".

7h47 - Sur la loi Confiance, le premier ministre explique avoir "vu une série de prises de position sur des couacs. Les parlementaires, notamment ceux de la majorité, ont été présents et ont voté des amendements clés". 

7h45 - Le sénateur Michel Mercier a annoncé qu'il renonçait à intégrer le Conseil constitutionnel, estimant ne pas pouvoir y "siéger avec la sérénité nécessaire" vu l'enquête en cours sur les emplois d'assistantes parlementaires qu'il avait confiés à ses filles. 

Selon Édouard Philippe, "le président du Sénat a une prérogative prévue par la Constitution de nommer un tiers du Conseil constitutionnel. C'est toujours une décision extrêmement importante car les membres du Conseil constitutionnel participent à la préservation de la démocratie dans notre pays (...) Je ne vais pas formuler un quelconque avis sur ce choix d'opportunité. Il y a un certains nombre d'éléments qui ont été déterminés par le parquet financier. Là c'est la justice qui s'exprime. Pour les mêmes raisons de respect stricte de la séparation des pouvoirs, je n'ai pas d'avis à formuler. Je me bornerais à dire qu'une fois de plus, on voit combien des pratiques -je ne me prononce pas sur la légalité de ces pratiques- qui étaient probablement tolérées pendant un temps, ne le sont plus aujourd'hui". 

7h30 - Sur le fond, Matignon s'est refusé à détailler le contenu de ces lettres, "qui ne sont pas destinées à être rendues publiques". Dans un entretien au Parisien, le chef du gouvernement avait évoqué des "orientations ambitieuses" en faveur "des armées, de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur, de l'écologie et de la justice", sans donner de chiffre précis. Quant aux cibles privilégiées pour les 20 milliards d'économies visées par l'exécutif l'an prochain, Édouard Philippe avait mentionné "les politiques publiques qui n'apportent pas de réponses à la hauteur des enjeux".

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MINUTE PAR MINUTE - Le Premier ministre explique vouloir "faire en sorte que l'économie reparte plus vite et que cela permette la création d'emplois".
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2017-08-08 17:16:00
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