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Assistants parlementaires : qui sont les 19 eurodéputés visés par une enquête

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à la fin du mois de mars pour des soupçons d’emploi fictifs concernant les assistants d’une vingtaine d’eurodéputés français.

Le Parlement européen à Strasbourg, le 30 juin 2014.
Le Parlement européen à Strasbourg, le 30 juin 2014. Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
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Geoffroy Lang

La campagne présidentielle a beau s’être achevée depuis trois semaines, les affaires politico-judicaires semblent repartir de plus belle. Pas moins de 19 eurodéputés français, de diverses familles politiques, sont visés par une enquête préliminaire du Parquet de Paris pour "abus de confiance". Cette fois-ci, la source à l’origine de cette enquête est bien connue, puisqu’il s’agit de l’eurodéputée FN Sophie Montel.

La candidate frontiste aux législatives a adressé un courrier au procureur de la République et à l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) pour dénoncer des emploi fictifs concernant une trentaine d’assistants d’eurodéputés français. Comble de l’ironie, Sophie Montel fait elle-même partie des eurodéputés frontistes soupçonnés d’emplois fictifs au Parlement européen. À la lumière de ces dernières accusations, le Parquet a saisi l’Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff), et ouvert une enquête préliminaire le 22 mars dernier.

Plusieurs figures majeures des Républicains

Parmi les 19 eurodéputés visés par l’enquête préliminaire, on retrouve 7 élus Les Républicains. Certains sont peu connus du grand public, comme Angélique Delahaye, Constance Le Grip, Tokia Saïfi. Mais on retrouve également d’ancien membre du gouvernement de Nicolas Sarkozy, tels que Brice Hortefeux ou Michèle Alliot-Marie. "Tout est clair, le travail a été effectué et le Parlement européen informé", a protesté l'ancien ministre de l'Intérieur au Parisien-Aujourd'hui-en-France.

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Jérôme Lavrilleux est également visé cette enquête. Ce proche de Jean-François Copé, également mis en cause dans l’affaire Bygmalion, avait reconnu l'existence d'une fraude afin de dissimuler les dépenses pour la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Il réfute lui aussi les accusations de Sophie Montel et assure que le Parlement avait donné son aval pour que son assistant conserve un mandat local, révèle Le Figaro. Enfin, l’eurodéputé Marc Joulaud est également soupçonné d’abus de confiance. L’actuel maire de Sablé-sur-Sarthe et député européen, Marc Joulaud avait été mis en examen pour détournement de "fonds publics" dans l’affaire Fillon.

Plusieurs élus socialistes et centristes

Les eurodéputés PS ne sont pas en reste dans la liste noire communiquée par Sophie Montel. Elle accuse ainsi les eurodéputés Emmanuel Maurel, Christine Revault d'Allonnes, Virginie Rozière, Jean-Louis Cottigny - qui n’a pas été réélu en 2014 - de rémunérer leurs assistants parlementaires pour des emplois fictifs. L’ancien syndicaliste CFDT Edouard Martin, qui s’était révélé lors de sa lutte contre la fermeture des hauts-fourneaux de Florange en 2009, fait également partie de la liste des suspects.

Le Parisien révèle que les accusations de Sophie Montel concernent également les centristes Dominique Riquet, Jean Arthuis, Marielle de Sarnez mais aussi Robert Rochefort, l’ancien vice-président du MoDem, écarté après des soupçons d’exhibition sexuelle. La ministre des affaires européennes s’était, quant à elle, défendue de toute irrégularité dans un communiqué, et a par la suite annoncé son intention de porter plainte contre Sophie Montel.

Les deux finalistes de la primaire EELV s'indignent

Aucune famille n’a été épargnée par Sophie Montel. Les eurodéputés écologistes Yannick Jadot et Michèle Rivasi, qui s’étaient retrouvé en face-à-face lors de la primaire EELV, sont également accusé. Ils ont tous deux fustigé des "dénonciations calomnieuses", Michèle Rivasi accusant au passage le Front national d’employer "un écran de fumée pour faire oublier ses emplois fictifs présumés".

L’eurodéputé du Front de Gauche Patrick Le Hyaric est le dernier des 19 accusés. Le directeur du journal L'Humanité n’a pas encore réagi aux soupçons qui pèsent sur lui.

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Assistants parlementaires : qui sont les 19 eurodéputés visés par une enquête
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