Présidentielle américaine 2016 : avec la mort d'Anthony Scalia s'ouvre la complexe nomination du prochain juge de la Cour Suprême

AU CŒUR DE LA CAMPAGNE (1/5) - L’événement de ces derniers jours, va changer le cours de la campagne et l’héritage de présidence Obama.

Anthony Scalia (à gauche) accompagné du Chief Justice John G. Roberts
Crédit : Roger L. Wollenberg/AdMed/SIPA
Anthony Scalia (à gauche) accompagné du Chief Justice John G. Roberts

C’est l’événement de ces derniers jours, qui va changer le cours de la campagne, et l’héritage de présidence Obama. L’un des 9 juges de la Cour Suprême, Anthony Scalia, est mort d’une crise cardiaque. Ce descendant d’immigrés italiens, très catholique, père de 9 enfants, avait été nommé par Reagan en 1986, et était depuis le juge le plus conservateur, défendant inlassablement les armes, et s’opposant avec vigueur à l’avortement et aux droits des homosexuels.

La Cour Suprême joue un rôle crucial dans le pays, mais elle se retrouve ces dernières années, après deux nominations d’Obama, coupée en deux : 5 juges "conservateurs" nommés par la droite, 4 juges « libéraux » nommés par la gauche. Il suffit qu’un juge conservateur entende les arguments juridiques du camp libéral pour faire basculer la majorité : c’est comme cela que le mariage des couples de même sexe est devenue la règle aux États-Unis l’an passé, provoquant la fureur des républicains.

Une nomination pour entrer dans l'Histoire

C’est seulement la troisième fois en 60 ans qu’un juge décède en poste. Le président Obama peut théoriquement proposer le nom d’un successeur mais il doit obtenir le vote au Congrès. Or les Républicains, majoritaires, relayés par les candidats (Cruz et Rubio sont sénateurs, mais les autres sont sur la même ligne) promettent de tout faire pour empêcher le président démocrate de nommer un juge libéral avant la fin de son mandat. Le poste serait vacant pendant un an, ce qui ramène la Cour Suprême à des votes de 4 contre 4, rendant ainsi ses décisions caduques.

Un bras de fer s’engage, mais Barack Obama a prévenu qu’il n’entendait pas renoncer à l’une des principales prérogatives constitutionnelles. S’il parvenait à faire nommer un juge, il laisserait à l’Amérique une cour à majorité libérale, ce qui serait peut être l’une des traces les plus durables de ses mandats dans le temps. Il s'agit donc l’une des décisions les plus importantes depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Le Top 5 du jour
La rédaction vous recommande
par Philippe CorbéJournaliste RTL
Suivez Philippe Corbé sur :
VOUS AIMEREZ AUSSI
PLUS DE VIDÉOS
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7781895089
Présidentielle américaine 2016 : avec la mort d'Anthony Scalia s'ouvre la complexe nomination du prochain juge de la Cour Suprême
Présidentielle américaine 2016 : avec la mort d'Anthony Scalia s'ouvre la complexe nomination du prochain juge de la Cour Suprême
AU CŒUR DE LA CAMPAGNE (1/5) - L’événement de ces derniers jours, va changer le cours de la campagne et l’héritage de présidence Obama.
http://www.rtl.fr/actu/international/presidentielle-americaine-2016-avec-la-mort-d-anthony-scalia-s-ouvre-la-complexe-nomination-du-prochain-juge-de-la-cour-supreme-7781895089
2016-02-15 11:06:00
http://media.rtl.fr/cache/mYqVTtGou_78lkzC9qu50Q/330v220-2/online/image/2016/0215/7781895106_anthony-scalia-a-gauche-accompagne-du-chief-justice-john-g-roberts.jpg