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"Notre idole est de retour" : après plus de deux ans d'absence, Neymar peut-il prétendre à être titulaire avec le Brésil pour la suite de la Coupe du monde ?

Le meilleur buteur de l'histoire de la Seleção est entré lors de la dernière rencontre face à l'Écosse et peut espérer avoir encore du temps de jeu pour aider ses partenaires à se défaire du Japon en seizièmes de finale, lundi 29 juin à Houston.

Neymar avec le Brésil lors de la dernière journée de la phase de poule de la Coupe du monde contre l'Écosse, le 24 juin 2026 à Miami.

Crédit : Megan Briggs / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Gabriel Joly

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Son nom était sur toutes les lèvres à Miami avant son entrée en jeu lors du match face à l'Écosse (3-0), qui a permis au Brésil de valider la première place du groupe C il y a cinq jours, accueillie avec un frémissement d'excitation commun. Après deux ans et demi d'absence sous le mythique maillot jaune de la Seleçao, Neymar était particulièrement attendu et il le sera encore, lundi 29 juin au NRG Stadium de Houston, où son équipe nationale affronte un séduisant Japon pour le compte des seizièmes de finale de la Coupe du monde (19h, en direct sur M6 et M6+).

Sa vingtaine de minutes sur le pré en Floride a largement rassuré sur ses capacités, puisqu'il s'est montré très disponible, touchant un total de 24 ballons (énorme en si peu de temps), tirant des coups de pied arrêtés dangereux et évoluant comme électron libre en pointe de l'attaque. De quoi lui permettre de prétendre à une place de titulaire en phase à élimination directe ? Cela paraît encore prématuré.

Surprise réclamée et acclamée par le peuple brésilien lors de la liste donnée par le légendaire Carlo Ancelotti pour ce Mondial le mois dernier, le numéro 10 n'avait pas encore joué de la compétition à cause d'une blessure au mollet contractée avec Santos dans la dernière ligne droite. Il manque donc de rythme pour démarrer un match couperet.

"Il méritait de jouer, il s'est très bien préparé, très sérieusement et il a pu jouer même pour quelques minutes", se réjouissait son sélectionneur italien, qui s'est décidé à le convier au Mondial sur le gong. Une manière de s'acheter la paix sociale, alors que ses ouailles affichaient des difficultés dans le jeu jusque récemment.

Neymar va-t-il lui causer un casse-tête s'il enchaîne les prestations convaincantes ? Peut-être, mais il n'est en tout cas pas revendicatif. Si ses coéquipiers le décrivent très positif au sein du groupe et en mission pour contribuer à ramener la sixième étoile au Brésil, l'artiste de 34 ans sait d'où il revient, après avoir subi une rupture des ligaments croisés en 2023, dans la foulée de son départ du PSG pour Al-Hilal, en Arabie saoudite. Depuis, il n'était jamais revenu à son meilleur niveau en raison des fragilités bien connues de son corps.

D'ailleurs, ses larmes après le succès face à la Tartan Army mercredi témoignaient de son état d'esprit. "Je suis très heureux de retrouver la sélection après trois années difficiles", a-t-il déclaré près de 1.000 jours après sa précédente sélection, selon des propos relayés par la Fifa. "Grâce à Dieu, je me sens bien physiquement. J’ai travaillé dur ces 25 derniers jours pour être en forme pour les matchs qui arrivent. Je suis très satisfait. En entrant sur le terrain, j’ai ressenti un mélange d’émotions. Tout est rentré dans l’ordre et je suis de retour".

"Vini est notre joueur clé aujourd’hui"

Meilleur buteur de l'histoire de la Seleçao (79 buts en 129 apparitions), la star ne met pas un point d'honneur à bousculer la hiérarchie, malgré son statut. Et ce, d'autant qu'Ancelotti semble avoir trouvé son onze-type au fil du premier tour : un 4-3-3 avec Casemiro en pointe basse du milieu, derrière les anciens Lyonnais Bruno Guimarães et Lucas Paqueta comme relayeurs, et un trident offensif où le jeune Rayan (19 ans) s'est illustré en l'absence du Barcelonais Raphinha.

"On joue maintenant comme une équipe, tout n'est pas encore parfait mais nous nous sommes améliorés très rapidement et c'est important avant d'aborder les matches à élimination directe", a salué Ancelotti en conférence de presse la semaine passée, louant "une énorme volonté, la qualité et le caractère" des Brésiliens, actifs à la perte du ballon.

Avec le Mancunien Matheus Cunha (3 buts) comme lieutenant, Vinicius a lui pris les Auriverdes sur ses épaules en trouvant à quatre reprises le chemin des filets, notamment en égalisant contre le Maroc en ouverture (1-1), avec une efficacité qu'on ne connaissait jusqu'ici qu'au Real Madrid (13 buts en 52 capes). "Vini est notre joueur clé aujourd’hui et il est en pleine forme. C’est souvent lui qui fait la différence, maintenant nous voulons continuer à gagner pour atteindre notre objectif final", l'a ainsi complimenté Neymar, qui lui est tombé dans les bras au coup de sifflet contre l'Écosse.

"Notre idole est de retour ! C’est un joueur qui s’est toujours battu et a tout fait pour être là. J’espère qu’il pourra continuer à progresser et à s’améliorer pour nous aider tout au long de la compétition. C’est ce qui compte le plus", lui a rendu la pareille son cadet. Cela passera vraisemblablement par des sorties de banc toniques, pourquoi pas contre le vainqueur de Norvège-Côte d'Ivoire en huitièmes, puis potentiellement l'Angleterre en quarts.

Mais en attendant, ce sont les Nippons qu'il s'agit d'écarter ce lundi. Cela tombe bien : il s'agit de la victime préférée du "Ney", face à laquelle il a toujours marqué en cinq duels (9 fois).


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